Logo Aurore

« Mon.ma boss c’est le.la meilleur.e » : le Groupe neurones Nord-du-Québec met à l’honneur la conciliation entre les études et le travail

Nicolas Fivel
Organisé pour la troisième année, le concours vise à encourager les pratiques favorisant la persévérance scolaire et à valoriser les employeurs qui contribuent à la réussite éducative des jeunes employés.
Publié le 22 juin 2026 par Nicolas FivelPhoto : Pexels

Le Groupe neurones Nord-du-Québec a tenu la troisième édition du concours Mon.ma boss c’est le.la meilleur.e!, une initiative qui permet de reconnaître le rôle crucial des employeurs dans la réussite scolaire des élèves, notamment en se démarquant par leur engagement envers la conciliation entre les études et le travail.

Initialement organisé du 2 au 20 mars 2026, le concours invitait les employés-étudiants à soumettre la candidature de leur employeur afin de souligner les efforts déployés pour favoriser un environnement sain. À la fin du mois de mai et au début du mois de juin, les lauréats ont été dévoilés à travers différentes capsules vidéo et portraits.

Encourager à reconnaître l’engagement de son employeur

Pour le Groupe neurones Nord-du-Québec, la conciliation études-travail demeure un enjeu majeur dans la réussite éducative des jeunes.

« C’est un concours mis en place depuis plusieurs années au sein du Groupe neurones pour inciter les jeunes à inscrire leur employeur qui fait preuve de conciliation entre leurs études et le travail », explique Mélanie La Rocque, agente de développement auprès du Groupe neurones Nord-du-Québec à Chibougamau.

Concrètement, les employeurs sont encouragés par l’organisme à adopter diverses mesures susceptibles d'avoir un impact bénéfique sur le parcours scolaire de leurs employés étudiants.

Parmi celles-ci figurent entre autres la limitation du nombre d’heures travaillées à moins de 15 heures par semaine durant l’année scolaire, la flexibilité lors des périodes d’examens ou encore une écoute bienveillante des besoins et des préoccupations.

En somme, l’objectif est d'éviter que le travail qu’entreprennent les élèves n’entre en conflit avec les études et puisse leur permettre de poursuivre leur cursus dans les meilleures conditions possibles.

De Matagami à Val-Paradis : trois employeurs mis en lumière

En cette année 2026, trois employeurs de la région ont retenu l’attention du jury après avoir pris connaissance des témoignages déposés par leurs jeunes employés.

À Matagami, la propriétaire de l'épicerie Marché Tradition Matagami Manon Boudreau a été honorée. Sa candidature a été proposée par Antoine Tourigny, élève de troisième secondaire, qui a tenu à souligner sa grande disponibilité, son ouverture et l’importance qu’elle accorde à la réussite scolaire des employés-étudiants qui travaillent au sein de son commerce.

De gauche à droite : Antoine Tourigny, élève de troisième secondaire ; Manon Boudreau, propriétaire de l'épicerie Marché Tradition MatagamiPhoto : Facebook du Groupe neurones Nord-du-QuébecDe gauche à droite : Antoine Tourigny, élève de troisième secondaire ; Manon Boudreau, propriétaire de l'épicerie Marché Tradition Matagami

Du côté de Val-Paradis, la propriétaire de l’Épicerie Gagnon Mathilde Gagnon a également reçu cette reconnaissance. Cette fois-ci, la candidature a été présentée par Rosalie Gagnon, élève de deuxième secondaire, qui a mis en avant la flexibilité et l’écoute offerte par son employeuse, qui encourage un équilibre sain entre le travail et la scolarité.

De gauche à droite : Mathilde Gagnon, propriétaire de l’Épicerie Gagnon ; Rosalie Gagnon, élève de deuxième secondairePhoto : Facebook du Groupe neurones Nord-du-QuébecDe gauche à droite : Mathilde Gagnon, propriétaire de l’Épicerie Gagnon ; Rosalie Gagnon, élève de deuxième secondaire

Enfin, le propriétaire du dépanneur Voisin à Matagami Alain Bérubé vient compléter le trio des lauréats 2026. Nommé par Émylie Pelletier, élève de quatrième secondaire, il est reconnu pour sa capacité à adapter les horaires de travail de ses employés-étudiants.

De gauche à droite : Émylie Pelletier, élève de quatrième secondaire ; Alain Bérubé, propriétaire du dépanneur Voisin à MatagamiPhoto : Facebook du Groupe neurones Nord-du-QuébecDe gauche à droite : Émylie Pelletier, élève de quatrième secondaire ; Alain Bérubé, propriétaire du dépanneur Voisin à Matagami

« Une belle chimie » entre les employeurs et leurs employés-étudiants

Selon Mélanie La Rocque, les employeurs de la région font généralement preuve d'ouverture lorsqu’il est question de soutenir les jeunes dans leurs projets scolaires ou parascolaires.

« Les employeurs se montrent conciliants et très encourageants pour permettre aux jeunes de participer à des concours tels que Secondaire en spectacle. On voit une belle chimie entre les employeurs et l’horaire scolaire/parascolaire des jeunes », précise-t-elle.

Cette relation de confiance profite autant aux entreprises qu'à leurs employés-étudiants, qui peuvent bénéficier de leur première expérience de travail tout en poursuivant leurs études sereinement.

Alors que plusieurs secteurs font face à des enjeux de recrutement, une telle approche participe à fidéliser les jeunes travailleurs et à renforcer leur sentiment d’appartenance envers l’entreprise qui les emploie.

Des parcours à (re)découvrir pour inspirer les entreprises jamésiennes

Dans l’optique de faire rayonner ces bonnes pratiques à l’échelle régionale et surtout d'inspirer d’autres employeurs à adopter des pratiques semblables, le Groupe neurones Nord-du-Québec a produit des capsules vidéo consacrées aux trois lauréats de l’édition 2026.

Désormais diffusées sur la chaîne YouTube de l’organisme, elles permettent de découvrir leur parcours entrepreneurial ainsi que les gestes concrets qu’ils posent pour soutenir la réussite éducative de leurs jeunes employés.