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À Lebel-sur-Quévillon, Mandy Gull-Masty salue l’évolution des relations régionales lors du 60ᵉ anniversaire

Hind Dekkar
Guy Lafrenière, maire de Lebel-sur-Quévillon aux côtés de l'honorable Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones du Canada et députée d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, lors du 60e anniversaire de la municipalité
Publié le 5 août 2026 par Hind DekkarGuy Lafrenière, maire de Lebel-sur-Quévillon aux côtés de l'honorable Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones du Canada et députée d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, lors du 60e anniversaire de la municipalité / Photo : Hind Dekkar


La municipalité de Lebel-sur-Quévillon a marqué son 60ᵉ anniversaire avec faste le 1ᵉʳ août 2026. Plus de 400 convives se sont réunis pour un banquet animé par un méchoui traditionnel et des prestations musicales, où citoyens, dignitaires et anciens résidents ont tenu à saluer le parcours de leur communauté. Pour l'occasion, une photo souvenir a réuni les pionniers toujours présents, ces hommes et ces femmes qui, dès 1966, avaient posé les premières fondations de la ville. La population s'établit aujourd'hui à environ 2 160 habitants. Un chiffre qui illustre bien les hauts et les bas qu'a connus cette Ville à vocation industrielle au cours des six dernières décennies.

Rassemblement des citoyens résidant à Lebel-sur-Quévillon lors de sa création en 1966, à l'occasion des célébrations du 60e anniversaire Photo : David Cholette Rassemblement des citoyens résidant à Lebel-sur-Quévillon lors de sa création en 1966, à l'occasion des célébrations du 60e anniversaire

L'événement a attiré son lot de figures politiques, dont l'honorable Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones du Canada et députée d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou. Issue de la communauté voisine de Waswanipi, elle a profité de l'occasion pour souligner les progrès réalisés dans les relations régionales :

« Pour moi, c'est quelque chose de spécial. J'ai passé la majeure partie de ma vie à venir à Quévillon pour faire des commissions. Au fil des ans, j'ai vu se développer une vraie proximité et beaucoup de liens entre le leadership de Waswanipi et le maire de Lebel. Ça démontre qu'on n'est pas juste une communauté fermée. Il y a beaucoup de potentiel et de travail à faire ensemble. »

Rappelant l'importance de la collaboration dans le Grand Nord, la députée a réitéré sa volonté de faire remonter les priorités de la région jusqu'au Conseil des ministres.

L'honorable Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones du Canada et députée d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-EeyouPhoto : Hind Dekkar L'honorable Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones du Canada et députée d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou

Un engouement populaire et des enjeux d'aménagement

L'affluence a largement dépassé les attentes du comité organisateur, qui a dû doubler la capacité d'accueil pour passer de 200 à 400 convives. Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière, s'est dit heureux d'une telle mobilisation, mais demeure lucide quant aux défis urbains qui attendent la municipalité :

« La vie est très belle à 2 160 habitants, mais nous avons les infrastructures pour 4 000 à 5 000 personnes. C'est là qu'est le défi financier, nous n'avons pas assez de monde pour tout ce qu'on doit entretenir. »

Alors que des perspectives économiques pointent à l'horizon, notamment avec de futurs projets miniers Windfall de Gold Fields, la ville fait face à des obstacles de taille sur le plan de l'attractivité démographique et des infrastructures sociales.

Guy Lafrenière, maire de Lebel-sur-Quévillon Photo : Hind Dekkar Guy Lafrenière, maire de Lebel-sur-Quévillon

À l'approche des prochaines échéances électorales, le maire a fait du manque de places en garderie sa priorité absolue pour retenir les jeunes familles sur le territoire. « On est encore à un point de départ où l'on ne devrait même pas être. Ça prend une garderie. Tu ne peux pas attirer de jeunes familles si tu n'as pas de garderie. On doit trouver une solution parce que c'est essentiel pour notre avenir. »

Si les contraintes démographiques et la quête de services essentiels rappellent la complexité d'occuper durablement le territoire, la cohésion renouvelée entre les collectivités locales et les nations autochtones offre un levier prometteur. L'avenir de la municipalité ne résidera pas tant dans la recherche d'une croissance effrénée que dans sa capacité à adapter son modèle communautaire, assurant ainsi la pérennité d'un milieu de vie dynamique et enclavé au cœur de la Baie-James.