
Festival en août : l’avenir des festivités entre les mains de la population de Chibougamau

Après plus de 25 ans d’existence, le Festival en août (FEA) entame une réflexion cruciale sur son avenir. Face à une hausse importante des coûts d’organisation et à des défis de financement grandissants, la Ville de Chibougamau convie la population à une consultation citoyenne ce mardi 16 juin 2026 à compter de 18h afin de recueillir les idées et les attentes de celle-ci, mais également pour assurer la pérennité de cet évènement festif et populaire.
À travers cet exercice prévu à l’hôtel de ville, les autorités souhaitent à la fois dresser un bilan et mieux comprendre ce que représente le festival pour la communauté. L’objectif est avant tout de cibler les transformations permettant de garantir sa survie dans les années à venir.
De 25 000 $ à 325 000 $ : explosion des coûts pour le festival
Depuis sa création à la fin des années 1990, le Festival en août s’est imposé comme un rendez-vous estival incontournable pour les citoyens de Chibougamau et les visiteurs de passage. Toutefois, l’organisation d’un tel évènement est devenue plus onéreuse au fil des décennies.
Selon la directrice du Service des loisirs de la Ville de Chibougamau, Elizabeth Renaud, les dépenses associées au festival sont passées d’environ 25 000 $ en 1999 à près de 325 000 $ en 2025. « L’un des défis que la Ville a présentement est de conserver [le festival]. La Ville souhaite pérenniser l’activité, c’est pour ça qu’elle se pose des questions », explique-t-elle.
Sur le budget total, environ 180 000 $ proviennent directement des fonds publics. De cette somme, près de 100 000 $ servent aux besoins techniques tandis que les 80 000 $ restants sont alloués aux honoraires.
L’amélioration des systèmes de production explique en grande partie cette hausse, tout comme les évolutions en matière de sonorisation et d’éclairage. La pandémie de COVID-19 a également contribué à faire grimper les coûts dans l’industrie de l’événementiel, une réalité toujours bien actuelle en 2026.
« Si on ne fait rien, le festival va mourir »
Pour la Ville de Chibougamau, la question n’est plus simplement de savoir comment financer le festival, mais plutôt comment le faire évoluer dans l’optique qu’il s’inscrive dans la durée.
« Il faut savoir que la formule actuelle n’est pas viable. Si on ne fait rien, le festival va mourir. Il faut en prendre acte. Il faut que des changements soient apportés et on veut savoir jusqu’où est prête à aller la population », affirme Elizabeth Renaud.
En parallèle, la Ville a mis sur pied un comité de réflexion composé de citoyens et d’élus municipaux. Celui-ci s’est déjà réuni à plus d’une vingtaine de reprises afin d’analyser différentes options concernant l’avenir du festival.
Une consultation pour mieux définir les priorités de demain
La consultation citoyenne prévue ce mardi soir constitue une étape importante de cette démarche, au cours de laquelle les participants seront invités à se prononcer sur plusieurs questions touchant directement l’avenir du Festival en août.
Les organisateurs souhaitent notamment savoir quels éléments de l’évènement sont jugés essentiels par la population, à quoi devrait ressembler le festival dans les prochaines années ou encore quels changements les citoyens seraient prêts à envisager pour favoriser son maintien.
Cette rencontre permettra aussi de compléter les données déjà recueillies par le biais d'un questionnaire en ligne auquel une quarantaine de personnes ont répondu jusqu’à présent.
À terme, les résultats de la consultation seront analysés par le comité de réflexion, qui élaborera ensuite un rapport détaillé. Ce dernier présentera les priorités retenues par les citoyens ainsi que différentes recommandations qui seront transmises au Service des loisirs.




