
Tulugak Northern Voice tente d'aider les communautés nordiques à faire entendre leur voix au cœur des grands projets

Une coentreprise misant sur la confiance et la participation locale
La firme québécoise Transfert Environnement et Société et Kimberly Fairman, future détentrice d'un doctorat en santé publique, ont lancé à la mi-juin Tulugak Northern Voice, une coentreprise naissante consacrée à l'acceptabilité sociale, à la participation publique et à la performance sociale dans le Nord canadien.
L'initiative cherche à accompagner les communautés du Nunavik, du Nunavut et plus largement de l'Arctique canadien dans les démarches entourant leurs grands projets de développement durable.
Marc-Olivier Fortin, directeur du développement de partenariats chez Transfert Environnement et Société, estime que la réussite ou l’échec de ces projets ne peut uniquement reposer sur leur faisabilité administrative, mais dépend avant tout de la qualité des relations nouées avec les populations concernées.
« Dans un monde où on parle d’accélérer des projets énergétiques, miniers, et dans le contexte géopolitique actuel : administrativement, ça se fait, mais accélérer la confiance, c’est quelque chose d’un peu plus difficile et laborieux », constate M. Fortin, se désolant également que les communautés nordiques soient souvent consultées lorsque les projets sont déjà bien avancés.
L'expertise placée au cœur du développement des communautés
À terme, l'objectif de Tulugak Northern Voice est de permettre aux communautés, aux gouvernements, aux organisations locales et aux promoteurs qu'ils accompagnent de bâtir main dans la main des projets viables bénéficiant d'un solide appui populaire sur le terrain.
Pour arriver à ses fins, la coentreprise mise sur une expertise directement ancrée dans les réalités nordiques, avec des intervenants maîtrisant les enjeux culturels et sociaux propres à ces territoires.
« On veut des gens qui sont sur le terrain, qui veulent faire une différence pour leur communauté locale. Et c’est ça que Kimberly [Fairman] amène avec Tulugak Northern Voice », conclut Marc-Olivier Fortin.




