
Semaine nationale de la défense collective des droits : la Baie-James place les femmes au cœur des priorités

La Semaine nationale de la défense collective des droits, qui s’est déroulée du 2 au 6 février 2026, a permis au Comité condition féminine Baie-James (CCFBJ) de rappeler l’importance de son action sur l’ensemble du territoire.
Une mission implantée dans la mobilisation régionale
Pour sa directrice, Dominique Simard, cette période ne représentait pas qu’un simple rendez-vous symbolique, mais un véritable moment stratégique pour mettre en lumière le travail mené tout au long de l’année au profit des femmes de la région. À travers la Baie-James, de nombreuses bénévoles s’impliquent activement afin d’améliorer concrètement les conditions de vie des femmes.
« À la base, la défense collective des droits des femmes, c’est la mission du Comité condition féminine Baie-James, donc notre financement est orienté sur cet aspect-là de la mobilisation de l’action communautaire autonome », avance Dominique Simard.
Selon elle, ce financement permet au comité d’adopter un positionnement stratégique à l’échelle régionale et d’intervenir directement auprès des instances décisionnelles. « Notre mandat est de sensibiliser les décideurs, les partenaires et les ministères à la défense collective des droits », précise-t-elle.
L’organisme agit notamment sur les enjeux de développement économique, social et communautaire. Son postulat de départ est de lutter contre l’invisibilité des femmes et de tendre vers l'égalité entre les sexes, en soutenant celles-ci dans leur accès à l’emploi, à la formation et aux services de santé.
Premier état des lieux : mieux documenter la condition féminine
Dans cette optique, le CCF Baie-James collabore actuellement avec le Centre de recherches sociales appliquées afin de dresser un portrait réaliste et détaillé des conditions de vie des femmes sur le territoire. Ce travail, amorcé il y a déjà plusieurs mois, mobilise également de nombreux partenaires régionaux.
L’objectif est de s’appuyer sur des données concrètes pour mieux orienter les revendications et les actions futures. Les résultats de cette recherche devraient être rendus publics au printemps 2026.
Un contexte politique préoccupant pour un financement incertain
Si la semaine thématique a permis de valoriser les avancées réalisées au cours des dernières années, elle s’est aussi inscrite dans un climat d’incertitude. En effet, Dominique Simard souligne que les organismes communautaires évoluent actuellement dans un contexte où leur financement demeure fragile.
« C’était surtout une semaine de revendications dans le contexte politique, où tout le financement de nos organismes […] est menacé comme les autres instances de développement économique et communautaire », affirme la directrice du comité.
Au-delà des revendications, la directrice insiste sur l’importance de maintenir une solidarité infaillible envers le mouvement féministe, à la Baie-James comme ailleurs. Cela peut passer par la participation aux activités organisées par le comité, mais aussi par l’accès à des capsules d’information et d’éducation populaire produites pour sensibiliser la population à ces enjeux.




