
Risque d’incendie « extrême » à la Baie-James : les autorités multiplient les appels à la prudence avant l’été

Une seconde alerte en moins d’une semaine
Après une première interdiction de feux à ciel ouvert en vigueur du 1er au 5 juin dernier, les autorités provinciales ont de nouveau appelé à la prudence à la Baie-James. Le ministère de la Sécurité publique et la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) ont réinstauré, le 9 juin à compter de 18 h, une interdiction visant l'ensemble de la région en raison d’un danger d’incendie jugé particulièrement élevé.
Cette seconde intervention gouvernementale en l’espace de quelques jours peut témoigner d'une inquiétude émanant des organismes et entités responsables de la protection des forêts, alors que les conditions météorologiques actuelles maintiennent un niveau de risque préoccupant à l’approche de la période estivale.
Mélanie Morin, conseillère à la prévention et aux communications pour la direction générale de l’Ouest à la SOPFEU, souligne que la situation demeure fragile. « Le danger d’incendie est présentement extrême, alerte-t-elle. Une météo similaire est annoncée pour les prochains jours, donc le danger d’incendie est prévu pour rester de très élevé à extrême pour une bonne partie de la semaine. »
Respecter l'interdiction pour éviter le pire avant l’été
Au cours des derniers jours, plusieurs municipalités et localités de la Baie-James espéraient que les précipitations annoncées permettraient de réduire le niveau de risque. Or, les averses se sont révélées plus limitées que prévu. Certaines zones n’ont reçu que quelques millimètres de pluie, une quantité insuffisante pour abreuver durablement la végétation.
C'est la raison pour laquelle les autorités surveillent attentivement l’évolution de la situation, plus particulièrement dans les secteurs boisés. Face à cet enjeu, la SOPFEU insiste sur l’importance de respecter scrupuleusement les restrictions en vigueur.
« Lorsqu’il y a une interdiction de faire des feux à ciel ouvert, [l’essentiel] c’est de s’y conformer : aucun feu de camp classique, aucun brûlage, pas d’utilisation de lanterne chinoise ou de feu d’artifice. Si notre municipalité nous le permet, on peut faire un feu dans un foyer pare-étincelles dans un endroit dégagé », suggère Mme Morin.
En revanche, lorsqu'aucune interdiction provinciale n'est émise, les citoyens doivent malgré tout respecter la réglementation municipale applicable. Les autorités recommandent également de demeurer vigilants avant d’allumer un feu récréatif, y compris dans un endroit autorisé.
L’insouciance : l’une des principales causes d’incendie
Selon la Société de protection des forêts contre le feu, les comportements négligents figurent encore parmi les causes les plus fréquentes d’incendies de forêt au Québec. Un feu mal éteint ou un mégot de cigarette jeté au sol peuvent suffire à déclencher un feu lorsque les conditions sont propices.
« L’erreur qu’on voit le plus souvent, c’est un peu l’insouciance. Ne pas se rendre compte que si on n’éteint pas notre feu complètement, il pourrait repartir. […] Et également, les mégots de cigarettes. Il y a des gens qui pensent que c’est une action anodine de lancer son mégot encore allumé. Ça ne l’est pas », martèle Mélanie Morin.
À l’approche de la haute saison des activités de plein air, la conseillère invite la population à développer des réflexes simples comme une consultation régulière de l'indice de danger d’incendie ainsi que les restrictions en vigueur, le plus souvent diffusés par la SOPFEU et les autorités gouvernementales.




