
La Ville de Chapais adopte une résolution pour s’opposer à toute nouvelle fermeture des bureaux de la protection de la faune

Un appui municipal pour préserver la présence d'agents sur le territoire
La Ville de Chapais s'est officiellement positionnée concernant le maintien des bureaux de la protection de la faune au Québec. En effet, lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 21 juillet 2026, les élus locaux ont adopté une résolution appuyant les municipalités qui s'opposent à la fermeture de ces édifices gouvernementaux, estimant que la présence d'agents sur le terrain est primordiale dans une région aussi vaste que la Baie-James.
Au micro de l'Aurore Info, le maire Jacques Fortin a expliqué que cette démarche découlait d'une préoccupation concrète concernant la capacité des autorités de surveiller efficacement un immense territoire où les activités de chasse et de pêche sont légion.
« Si on regarde l’ampleur du territoire que nous avons dans le Nord-du-Québec, si on divise par le nombre d’agents de protection de la faune, ça ne fait pas beaucoup d’agents de protection de la faune pour protéger le territoire », ajoute l'édile chapaisien.
Bien que le nombre exact d'agents affectés à la Baie-James ne soit pas connu, près d'une dizaine étaient encore en fonction à Chibougamau et à Matagami avant la fermeture définitive du bureau de Matagami, survenue en janvier 2026.
Alerter aujourd'hui pour éviter le pire demain
Si aucune fermeture du bureau de Chibougamau n'est actuellement prévue, Jacques Fortin estime qu'il vaut mieux agir avant qu'une telle décision ne soit sérieusement envisagée. À ses yeux, les rumeurs qui circulent à travers certaines régions du Québec justifient une prise de position permettant d'éviter une autre diminution des ressources dédiées à la protection de la faune.
« Ce sont les ouï-dire qu’il y a dans l’air, mais lorsqu’il y a un ouï-dire, ça veut dire qu’il se passe quelque chose et qu’on est en danger : on ne prend pas de risques, on essaye de garder ce qu’on a », alerte-t-il.
D’après le maire de Chapais, récupérer un bureau fermé ou rétablir des postes supprimés pourrait prendre plusieurs années, ce qui pourrait avoir d’importantes conséquences sur la capacité d'intervention des agents dans un territoire où les distances peuvent être considérables.
La lutte contre le braconnage au cœur des enjeux
En adoptant cette résolution, la Ville de Chapais souhaite donc envoyer un message clair au gouvernement du Québec afin que les services de protection et de gestion de la faune demeurent toujours accessibles dans les régions éloignées comme la nôtre.
Selon Jacques Fortin, certains comportements récemment observés démontrent que la vigilance doit être constante. « On s’aperçoit qu’il y a de la négligence sur le territoire et des abus en ce qui concerne la pêche, remarque le maire. Si on veut garder nos ressources naturelles vivantes et en bonne santé, ça nous prend des agents de protection de la faune sur le territoire. »




