
Projet de loi n°7 : Chapais s’oppose à l’intégration de Transplant Québec à Héma-Québéc

Lors de la dernière séance du conseil municipal, tenue le 20 janvier 2026, la Ville de Chapais a officiellement adopté une résolution demandant au gouvernement du Québec de retirer Transplant Québec du projet de loi n°7.
Une prise de position s’inscrivant dans un mouvement plus large observé à l’échelle provinciale, alors que plusieurs élus municipaux expriment leurs inquiétudes quant aux éventuelles conséquences de cette loi sur l’organisation de greffes.
Des préoccupations concernant le don et la transplantation d’organes
Le projet de loi n°7 vise notamment à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires Or, dans sa forme actuelle, il prévoit l’intégration de Transplant Québec à Héma-Québec dès le 1er avril 2026 ; une perspective qui soulève de vives préoccupations au sein de la municipalité jamésienne.
À terme, la réforme pourrait entraîner une baisse du nombre de donneurs, des interruptions de services, mais aussi une hausse des décès évitables. Le maire de Chapais, Jacques Fortin, estime que la nature même de Transplant Québec exige une grande souplesse logistique.
« Dans une structure gouvernementale, Transplant Québec pourrait compromettre son autonomie, son expertise spécialisée et sa capacité d’agir rapidement dans des situations critiques », a-t-il déclaré auprès de l'Aurore Info.
L'indépendance de l’organisme au cœur du débat public
Le maire rappelle que « la mission de Transplant Québec repose sur une approche collaborative » avec les établissements de santé, le personnel médical et les familles des donneurs, ce qui nécessite « une gouvernance indépendante et agile ».
Photo : gracieuseté de la Ville de ChapaisJacques Fortin, maire de ChapaisSans avancer de réponse définitive, Jacques Fortin s’interroge également sur la possibilité de conflits d’intérêts liés à la gestion de ce dossier. Il craint surtout une perte d’expertise, particulièrement ressentie dans les régions éloignées comme la Baie-James, où l’accès aux services spécialisés représente déjà un enjeu.
« Transplant Québec possède une expertise, peut-être, que le gouvernement n’a pas, alors je crois que le gouvernement doit vraiment prendre ça en compte », a ajouté l'élu, réaffirmant la confiance de la municipalité envers l’organisme.
Par le biais de cette résolution, la Ville de Chapais espère ainsi contribuer au débat public et inciter le gouvernement à reconsidérer l’intégration de Transplant Québec à Héma-Québec.




