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Littérature jeunesse : l’autrice chapaisienne Josianne Bouchard sort son premier roman Akio

Nicolas Fivel
Pensé comme un outil de dialogue, ce premier ouvrage marque le début d’une trilogie visant à faire sentir aux jeunes et aux familles qu’ils ne sont pas seuls.
Publié le 3 février 2026 par Nicolas FivelPhoto : Pexels

Akio : première œuvre née malgré elle

Ayant grandi à Chapais, l’autrice Josianne Bouchard signe une entrée remarquée au sein de la littérature jeunesse avec la parution, le 17 décembre 2025, de son tout premier roman intitulé Akio, publié aux éditions Amalthée.

Ancrée dans son vécu familial, l'œuvre marque le début d’un projet littéraire pensé avant tout comme un espace d’expression et de compréhension. Inspiré de l’expérience de son fils, Akio met en scène deux jeunes personnages, Akio et Lou, afin de normaliser la différence et d’offrir aux lecteurs un miroir bienveillant de leur monde intérieur.

« Je n’ai pas écrit mon roman sous pression, ni même pour le sortir éventuellement. J’ai commencé à écrire Akio surtout pour me libérer de certaines situations […], et ça a terminé en roman », confie-t-elle auprès de l'Aurore Info.

Par ailleurs, l’autrice reconnaît que la proximité émotionnelle qui la lie à son fils lui a permis d’écrire avec une grande fluidité et beaucoup d’aisance.

Une plume intimiste pour briser l’isolement

À l’origine, le projet ne visait pas la publication. Mme Bouchard cherchait plutôt à « s’enlever un poids des épaules », en mettant sur papier des anecdotes inspirées de sa vie familiale. Peu à peu, ces bribes ont pris forme, donnant naissance à un récit structuré.

Avec Akio, l’autrice plonge le lecteur au cœur de la neurodivergence et de l’hypersensibilité, avec l'envie d’apporter écoute et réconfort à celles et ceux qui vivent des réalités semblables. Ainsi, le roman se veut un point de départ pour l’écoute, l’indulgence et l’empathie.

« Ce que j’aimerais, c’est que les jeunes et les familles ne se sentent pas seuls. Souvent lorsqu’on traverse des situations plus compliquées ou plus complexes qui touchent la différence, on se sent seul », souligne Mme Bouchard.

Favoriser le dialogue à tous les niveaux

Au-delà de la dimension littéraire, Josianne Bouchard souhaite que son ouvrage serve de levier pour amorcer des discussions, notamment dans les écoles, autour de la neurodivergence, de la différence et de la santé mentale chez les jeunes. Des sujets qu’elle estime encore trop souvent tabous, que ce soit dans les milieux scolaires, communautaires ou familiaux.

L’écriture du roman a également eu un véritable impact sur l’autrice elle-même. « J’ai appris beaucoup sur mon fils en écrivant parce que ça m’aidait à comprendre certaines situations, ça m’aidait aussi à pouvoir me donner des outils […]. C’est sûr que ça m’a aidé à vouloir agir autrement avec mon garçon », explique Mme Bouchard.

Une trilogie littéraire en perspective

Josianne Bouchard annonce que son aventure ne s’arrêtera pas à ce premier ouvrage. En effet, après la parution d'Akio à la mi-décembre 2025, l'autrice chapaisienne confirme que le roman s’inscrit dans une trilogie, dont deux autres volets sont déjà en préparation. Au moment d'écrire ces lignes, les titres et les thématiques demeurent entièrement confidentiels.