
Nord-du-Québec : la Sûreté du Québec appelle à la vigilance après un mois de février marqué par deux décès sur les routes isolées

Même si quelques périodes de redoux ont été observées récemment, l’hiver n’a pas dit son dernier mot dans le Nord-du-Québec. La Sûreté du Québec (SQ) tient d’ailleurs à le rappeler que les conditions routières peuvent « rapidement devenir précaires », surtout dans une région où les trajets sont souvent longs et traversent des zones isolées.
Deux drames en moins de dix jours
Le mois de février a laissé une marque douloureuse sur les routes nordiques. En l’espace de dix jours à peine, deux accidents mortels se sont produits sur des axes éloignés. Le 3 février 2026, un premier accident sur la route Billy-Diamond a entraîné la mort d’une personne.
Puis, le 13 février 2026, un autre drame est survenu sur la route du Nord. Cette fois, un garçon de 10 ans a perdu la vie. Il se rendait à un tournoi de hockey mineur dans la communauté crie d’Oujé-Bougoumou. L’enfant prenait place dans un véhicule occupé par trois autres jeunes et un conducteur. Au total, sept personnes ont été impliquées dans la collision.
« La prudence est particulièrement recommandée »
À la suite de ces événements, la Sûreté du Québec insiste sur la nécessité de bien se préparer avant d’emprunter les routes du Nord. « Les conditions routières demeurent variables et peuvent rapidement devenir précaires dans la région », explique le sergent Nancy Fournier, porte-parole de la SQ pour le Nord-du-Québec. « La prudence est particulièrement recommandée lors de déplacements en région éloignée, notamment sur la route du Nord et la route Billy-Diamond. » Elle rappelle que l’éloignement et les changements météorologiques soudains exigent une attention constante.
Se préparer comme pour une expédition
Selon le sergent Fournier, circuler sur ces routes doit être planifié « avec la même rigueur qu’une randonnée en territoire isolé ». Elle énumère plusieurs précautions essentielles pour réduire les risques avant un départ.
D’abord, il est primordial de vérifier l’état du véhicule : mécanique, pneus, niveau de liquide lave-glace. Il faut aussi consulter la plateforme Québec 511 afin de connaître l’état des routes et les conditions de circulation avant de partir.
Informer un proche ou son employeur de son itinéraire, ainsi que des heures prévues de départ et d’arrivée, est également recommandé. Cela permet de déclencher rapidement des recherches en cas de retard inquiétant. Prévoir une réserve supplémentaire d’essence et s’assurer que la roue de secours est fonctionnelle, avec les outils nécessaires pour l’installer, font aussi partie des mesures de base.
Côté équipement, la SQ suggère d’avoir des moyens de communication adaptés aux zones sans réseau cellulaire, comme un téléphone satellite ou une radio portative. Une trousse d’urgence complète est tout aussi indispensable : couverture, câbles de démarrage, bloc d’alimentation portatif, lampe de poche et trousse de premiers soins peuvent s’avérer essentiels en cas d’imprévu. Enfin, l’utilisation d’un GPS doit être anticipée : l’appareil doit être à jour et accompagné d’une carte routière détaillée pour pallier toute défaillance électronique.
« Une préparation adéquate contribue à assurer la sécurité de tous et à prévenir des drames évitables », rappelle la SQ.
Un message de vigilance pour la suite de l’hiver
La Sûreté du Québec prévient que d’autres épisodes météorologiques difficiles pourraient survenir au cours des prochaines semaines. Les automobilistes sont donc invités à faire preuve d’une grande prudence, surtout dans les secteurs éloignés où les conditions peuvent changer brusquement sur quelques kilomètres.
Dans un territoire où les déplacements sont essentiels à la vie des communautés nordiques, la SQ insiste : la sécurité est l’affaire de tous, et une préparation sérieuse peut faire toute la différence entre un trajet sans incident et une situation critique.




