
La sécheresse et les orages alimentent une saison exceptionnelle de feux dans le Nord-du-Québec, selon la SOPFEU

La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) attribue l'intensité de la saison des incendies dans le Nord-du-Québec à une combinaison d’une sécheresse exceptionnelle et d'une activité orageuse particulièrement intense. Les conditions météorologiques des dernières semaines ont effectivement favorisé l'apparition d'un nombre de feux bien supérieur aux années précédentes.
Des conditions particulièrement propices aux incendies
Selon la SOPFEU, le nord-ouest du Québec accuse un déficit de précipitations pouvant atteindre 120 millimètres depuis près de deux mois. Le manque de pluie a considérablement participé à l’assèchement de la végétation, facilitant l'allumage et la propagation rapide d'incendies.
À cette situation s'ajoute une activité électrique exceptionnelle : plus de 141 667 impacts de foudre ont été enregistrés à travers la province durant le seul mois de juin 2026, soit près de quatre fois plus que la moyenne observée au cours des sept dernières années. Ces épisodes orageux auraient contribué à l'éclosion de plus de 250 feux de forêt en zone nordique, c’est-à-dire environ cinq fois plus qu'à la normale.
Plusieurs interventions ciblées dans les secteurs à risque
Afin de lutter efficacement, la SOPFEU adapte ses opérations en fonction des menaces pour la population et les infrastructures stratégiques. Actuellement, 13 incendies sont activement combattus par les soldats du feu, tandis que 68 autres restent sous surveillance et que 91 ne présentent aucun danger immédiat.
L'organisme conclut en précisant que cette priorisation permet de concentrer les ressources humaines et aériennes là où les risques pour la sécurité publique sont les plus importants.




