
Chasse nordique : un cours pour sécuriser la qualité de la viande malgré la chaleur

Avec des automnes de plus en plus marqués par la chaleur et une viande sauvage dont la valeur économique et éthique ne cesse de grandir, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) lance un nouvel outil de formation. Destiné aux chasseurs de toute la province, ce cours en ligne sur l’éviscération du gros gibier trouve un écho particulier chez ceux qui pratiquent leur passion dans le Nord-du-Québec, où chaque minute compte une fois l’animal au sol.
Dans l’immensité de la Baie-James, en zone 22, la densité d’orignaux est naturellement faible, à peine 0,5 bête par 10 km². Ajoutons que certains secteurs, comme la zone 17, sont fermés pour protéger le cheptel, et on comprend pourquoi chaque prise revêt ici une importance particulière. Quand un mâle adulte peut fournir jusqu’à 200 kilos de viande désossée, la moindre erreur de manipulation devient un gaspillage difficile à justifier.
Conçu par Sécurité nature, la branche éducative de la FédéCP, ce programme d’environ 90 minutes repose sur des vidéos de démonstration précises et détaillées. Chacun avance à son rythme, en couvrant toute la chaîne d’intervention, à savoir la préparation du matériel, les techniques de coupe, le refroidissement et le transport.
Des modules sont dédiés aux trois gros gibiers les plus chassés au Québec, l’orignal, le cerf de Virginie et l’ours noir. On peut suivre celui qui correspond à sa pratique ou compléter l’ensemble du parcours.
Pour faciliter le passage à la pratique — un véritable atout lors d’expéditions en régions éloignées, où les postes de traitement peuvent être à plusieurs heures de route — la formation comprend aussi un aide-mémoire. On y retrouve les vérifications à faire avant le départ, l’équipement recommandé, des schémas clairs et les règles de conservation à ne pas oublier.
Un geste qui demande de la rigueur
Que l’on soit novice ou chasseur aguerri, bien maîtriser ces gestes relève d’une même exigence, celle de valoriser pleinement la ressource que l’on a la chance de prélever.
Accessible en tout temps et où que l’on soit, la plateforme donne aux chasseurs un moyen concret de peaufiner leurs techniques et de composer avec les aléas d’un climat en changement. Un investissement qui, à l’échelle d’une saison, peut représenter des centaines de repas perdus ou sauvés.




