
Une enveloppe de 2,5 M$ pour concrétiser des projets porteurs à la Baie‑James

Le développement communautaire, social et environnemental de la Baie-James connaît un nouvel élan. Pas moins de vingt-deux projets portés dans le Nord-du-Québec, dont plusieurs directement enracinés dans les communautés jamésiennes, recevront un appui financier avoisinant les 2,5 millions de dollars grâce au Fonds d’initiatives nordiques (FIN). L’annonce a été faite aujourd’hui par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, également responsable de la Société du Plan Nord (SPN), Jean-François Simard.
Ce soutien s’inscrit dans un investissement global de 9,4 millions de dollars, réunissant les contributions des promoteurs locaux et régionaux. Les projets financés répondent à des besoins clairement exprimés par les milieux; à savoir, amélioration des infrastructures, services aux familles, mise en valeur du patrimoine, ou encore initiatives liées à la transition énergétique.
Des retombées concrètes pour les communautés jamésiennes
Dans la Baie-James, plusieurs initiatives sélectionnées auront des effets directs sur le quotidien des citoyens. À Valcanton, l’aménagement de jeux d’eau et d’un espace intergénérationnel viendra dynamiser le cœur du village de Val-Paradis. À Lebel-sur-Quévillon, la réfection du bloc sanitaire du camping municipal améliorera l’accueil des visiteurs, un atout important pour une municipalité misant sur le tourisme de plein air.
Chibougamau se distingue également par la diversité des projets soutenus. Le Centre d’études collégiales y implantera un café étudiant responsable, conçu comme un lieu de rassemblement et de services alimentaires pour la communauté étudiante. De son côté, FaunENord développera des activités éducatives en maraîchage nordique, un secteur en plein essor qui répond autant aux enjeux de sécurité alimentaire qu’au désir d’autonomie régionale. La Ville de Chibougamau investira aussi dans un logiciel de gestion afin de déployer un nouveau service de transport collectif, une attente exprimée depuis longtemps par la population.
Les services destinés aux familles et aux personnes plus vulnérables occupent également une place importante. À Lebel-sur-Quévillon, le Centre de femmes Îlot d’Espoir agrandira ses installations pour offrir davantage d’ateliers, notamment en cuisine collective. À Chibougamau, l’Association des personnes en perte d’autonomie mènera une étude sur les besoins en hébergement et en services alimentaires, une démarche jugée essentielle dans un contexte de vieillissement démographique.
Patrimoine, environnement et énergie au cœur des priorités
La valorisation de l’identité régionale fait aussi partie des projets retenus. La Société d’histoire de la Baie-James mettra en place des points d’accès à des ressources historiques dans les six communautés jamésiennes, facilitant ainsi la diffusion et la transmission du patrimoine local.
Sur le plan environnemental, le Regroupement des propriétaires de chalets du lac Pajegasque, à Beaucanton, procédera à l’aménagement de sentiers, de belvédères et d’une station de lavage pour les embarcations, afin de préserver ce plan d’eau très fréquenté. Par ailleurs, la SADC de Matagami réalisera des études de faisabilité visant à remplacer le chauffage au mazout par la biomasse forestière dans trois localités, une initiative alignée avec les objectifs de transition énergétique du territoire.




