
Régionalisation : Sandrine Rioux défend la vision libérale pour l’Ungava

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a officiellement lancé, le 30 juillet 2026 à Chibougamau, la campagne de Sandrine Rioux dans la circonscription d’Ungava. Avec un parcours mêlant technologie et engagement politique, la candidate mise sur la proximité avec les citoyens et la revitalisation des services régionaux comme axes centraux de sa démarche.
Une présence de terrain comme priorité
Interrogée sur son aptitude à répondre aux particularités d’un territoire aussi vaste que l’Ungava, la candidate libérale insiste d’abord sur son expérience politique, tout en soulignant l’importance d’une écoute sincère :
« Je pense que l’une des plus grandes qualités d’un député, c’est d’être à l’écoute et ça ne s’apprend pas dans les livres. Quand on écoute les gens, ils nous disent eux-mêmes quel est le problème et, selon eux, quelles devraient être les solutions. »
Engagée depuis l’adolescence, Sandrine Rioux est convaincue que sa bonne connaissance des rouages institutionnels lui permettra de faire entendre la voix des citoyens d’Ungava jusqu’à Québec. « J’ai plus de quinze ans de politique derrière la cravate. […] Allier l’écoute et la capacité de faire avancer des dossiers, je crois que c’est le mélange gagnant pour la population. »
Régionalisation : entre discours et réalité
Pour convaincre l'électorat d'Ungava, la candidate met en avant la volonté de son parti de placer les enjeux nordiques au cœur de ses priorités. Le PLQ propose une plateforme qui mise sur la décentralisation et le retour des services de proximité :
« Nous voulons donner plus de pouvoir aux régions, ramener les services chez nous. Et honnêtement, je ne crois pas que ce soit difficile à faire accepter au sein de notre formation politique. »
Cette volonté d'accorder davantage de pouvoir aux régions se heurte toutefois aux bilans dressés par les propres institutions gouvernementales lors des précédents mandats libéraux. En effet, les travaux d'analyse du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH) ainsi que les rapports d'audit du Vérificateur général du Québec (VGQ) rappellent que la réorganisation législative de 2015 a entraîné l'abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) et des Centres locaux de développement (CLD). Cette restructuration avait alors concentré la prise de décision économique au sein des ministères centraux, affaiblissant la capacité d'action directe des collectivités locales.
La question de la stabilité économique reste également épineuse pour cette circonscription nordique. Les études du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) et les données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) montrent une vulnérabilité structurelle aux fluctuations des marchés mondiaux, surtout pour le bois et le minerai. Les politiques visant à amortir ces cycles économiques butent souvent sur ces contraintes extérieures, rendant difficile la pérennité de l’emploi sans investissements de diversification à très long terme.
À l’aube du scrutin, le défi pour la candidate libérale sera, entre autres, de démontrer concrètement comment ses promesses de régionalisation peuvent surmonter ces obstacles historiques et institutionnels pour répondre aux besoins précis des communautés d’Ungava.




