Logo Aurore

Élections 2026 : le PLQ mise sur la télémédecine et le réinvestissement des redevances pour transformer la santé dans Ungava

Hind Dekkar
Sandrine Rioux, candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Ungava
Publié le 18 septembre 2026 par Hind DekkarSandrine Rioux, candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Ungava / Photo : Hind Dekkar


Dans la circonscription d'Ungava, l'accès aux soins de santé s'impose encore une fois comme un enjeu électoral majeur. Distances immenses, pénurie de spécialistes locaux, recours constant au personnel temporaire et aux agences privées. Les résidents du Nord-du-Québec vivent une réalité médicale unique dans la province. Pour la campagne de 2026, la candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Ungava, Sandrine Rioux, expose la feuille de route de sa formation pour transformer l'offre de soins régionale et stabiliser les équipes sur le terrain.

Pour rendre la région plus attrayante aux yeux des professionnels de la santé, Sandrine Rioux mise d'abord sur un réinvestissement massif dans le développement communautaire et les infrastructures d'accueil, financé en bonne partie par la manne minière locale. En réinjectant une part des redevances minières dans les municipalités, le PLQ souhaite améliorer les services de proximité :

« Pourquoi a-t-on de la difficulté à attirer du monde? C'est à cause du manque d'infrastructures et de services. C'est un cercle vicieux. Si on réussit à obtenir ces fonds pour réinvestir dans nos communautés, cela permettra de rendre la région nettement plus attractive », explique la candidate.

À ces investissements structurels s'ajoute l'utilisation de la technologie, pensée pour réduire l'épuisement causé par les déplacements chroniques, tant pour les patients de la Baie-James et d'Eeyou Istchee que pour les communautés du Nunavik. Sandrine Rioux préconise « un déploiement accru de la télémédecine, qui permet de transmettre des résultats d'examens et d'offrir des consultations spécialisées à distance, sous la supervision du médecin traitant local. »

Sur le plan administratif, elle défend une décentralisation des décisions financières. Elle propose d'accorder davantage d'autonomie régionale à Santé Québec afin de moduler les incitatifs financiers destinés à retenir les médecins et le personnel infirmier.

Devant les disparités de financement qui persistent entre le Grand Nord et le reste de la province, Sandrine Rioux souligne toutefois que « la réalité nordique doit se faire entendre au sein de l'appareil d'État ». Occuper le territoire, rappelle-t-elle, passe obligatoirement par une couverture sanitaire équitable et adaptée aux particularités du territoire.