
Noyades au Québec : la Société de sauvetage appelle à la prudence sur les cours et les plans d'eau durant la période estivale

Alors que les températures estivales incitent à la pratique des activités nautiques partout à travers la province, la Société de sauvetage du Québec sonne l’alarme face à un bilan préoccupant. À la mi-juillet, l’organisme constate une hausse significative de drames qui auraient pu être évités par le biais de mesures de prévention essentielles.
En date du 17 juillet 2026, 38 personnes avaient perdu la vie lors d’activités nautiques au Québec, contre 36 à la même période en 2025. Si le nombre total de décès peut sembler relativement comparable, la Société de sauvetage souligne que les noyades en rivière ont, quant à elles, quasiment doublé cette année.
« Il ne faut jamais être seul » lors d’activités nautiques
Parmi les 38 victimes recensées cette année figurent deux personnes décédées dans le Nord-du-Québec. Le drame est survenu le 6 juin dernier à Kangirsuk, au Nunavik. Selon le conseil municipal, « deux adultes tentaient de traverser la rivière pour participer à un tournoi de pêche lorsque la glace mince a cédé. »
« De façon générale au Québec, une fois sur deux, peu importe l’âge, peu importe le genre, peu importe l’activité aquatique ou nautique : les gens étaient seuls. Raison de plus pour insister pour dire qu’il ne faut jamais être seul lorsqu’on pratique [ce type d’activités] », estime Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.
Si la présence d'un accompagnateur n'est pas envisageable, l'organisme recommande d'aviser un proche avant chaque sortie, incluant son itinéraire, son heure de départ ainsi que son heure de retour prévue.
Faire preuve d'une vigilance constante auprès des enfants
La Société de sauvetage préconise aussi le port du gilet de sauvetage ou du vêtement de flottaison individuel. Bien que la loi canadienne impose déjà qu'un tel équipement soit présent à bord de toute embarcation, qu'il s'agisse d'un bateau à moteur, d'un canot ou d'un kayak, l'organisme insiste sur l’importance de porter ce gilet.
La prévention concerne également les familles qui fréquentent les plages, les lacs et les rivières durant la saison estivale. Selon Raynald Hawkins, la surveillance des jeunes enfants doit être permanente.
« Lorsque vous êtes près de l’eau, sur l’eau ou dans l’eau, retenez l’expression [qui dit] que "si l’enfant n’est pas à la portée de la main, il est déjà trop loin". Il faut justement être capable de le récupérer avant qu’il tombe dans l’eau », martèle le directeur général.
La température de l'eau dans le Nord accroît les risques
Dans le Nord-du-Québec, les conditions climatiques rendent les activités nautiques tout aussi exigeantes, puisqu'en plein été, la température de l'eau reste plus basse que dans plusieurs autres régions de la province.
Selon Raynald Hawkins, le risque de choc thermique augmente lorsqu'une personne tombe à l'eau, particulièrement dans une eau très froide : une urgence médicale qui peut provoquer des difficultés respiratoires et, dans certains cas, une perte de connaissance, réduisant les chances de survie sans équipement de flottaison.
La Société de sauvetage du Québec rappelle qu'au cours des vacances de la construction, qui se déroulent cette année depuis le 19 juillet et jusqu'au 1er août 2026, un plus grand nombre de noyades est enregistré au Québec.




