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Amélie Béchard réagit au doublement des redevances versées aux régions ressources

Hind Dekkar
Amélie Béchard, candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans le comté d'Ungava
Publié le 11 septembre 2026 par Hind DekkarAmélie Béchard, candidate de la Coalition Avenir Québec dans le comté d'Ungava / Photo : Coalition Avenir Québec (CAQ)


En campagne dans la circonscription d'Ungava, la candidate de la Coalition Avenir Québec, Amélie Béchard, mise sur le développement minier, forestier et énergétique. Ingénieure forestière de formation, elle veut faire entendre l'expertise nordique à Québec et s'assurer que la richesse tirée des ressources profite d'abord aux localités de la région. Sa tournée a commencé à Lebel-sur-Quévillon, Waswanipi, Chapais et Chibougamau. Elle se poursuivra à Matagami, Chisasibi et Whapmagoostui.

L'activité industrielle dans le Nord pèse sur les infrastructures et les services publics. Pour y répondre, Québec s'est engagé en août dernier à doubler l'enveloppe du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. L'allocation annuelle versée aux régions ressources passera de 38 à 76 millions de dollars à compter de 2027.

Cette majoration doit dédommager directement les municipalités, les MRC et l'Administration régionale Baie-James (ARBJ), qui accueillent des projets d'extraction, sans alourdir le fardeau fiscal des entreprises minières. Comme le souligne Amélie Béchard :

« C'est important justement que cet argent-là revienne chez nous, parce que c'est nous, les localités, qui a l'acceptabilité sociale, puis ça a le mérite quand même d'être récompensé. »

Ces sommes permettront, selon elle, de réduire la pression du transport lourd sur le réseau routier et de financer les services de proximité dont dépendent les résidents.

Valorisation des minéraux stratégiques

Le plan d'action gouvernemental 2025-2031, dévoilé en janvier 2026, ajoute 88,1 millions de dollars à la Stratégie québécoise pour la valorisation des minéraux critiques et stratégiques. l'objectif est de raccourcir les délais administratifs et stimuler la recherche de métaux essentiels à la transition énergétique.

Amélie Béchard insiste sur le rôle de certaines infrastructures locales, dont la cour de transbordement de Matagami, qu'elle présente comme un maillon essentiel de la logistique minière régionale. La valorisation de ces minéraux ouvre aussi la voie à une plus grande autonomie industrielle et à une diversification des marchés d'exportation vers l'Europe et l'Asie, dans un climat commercial international incertain.

« Le Nord n'est pas un simple réservoir de ressources : c'est notre chez-nous, avec nos réalités et nos familles. La démarche de la CAQ est claire : nous voulons un secteur minier fort, mais ça doit servir d'abord le monde d'ici. »

Si elle est élue, Amélie Béchard compte s'appuyer sur sa formation pour porter les enjeux régionaux à l'Assemblée nationale et mettre ses connaissances du milieu forestier au service des politiques publiques du Nord-du-Québec.

« Je suis ingénieur forestier de formation. J'aimerais beaucoup apporter mon expertise à Québec pour aller aider justement dans le milieu des ressources naturelles. »

La course reste ouverte dans Ungava, et le développement nordique demeure au centre des débats. Trouver l'équilibre entre la mise en valeur des ressources, l'acceptabilité sociale des projets industriels et une redistribution adéquate de la richesse sera déterminant pour l'avenir des collectivités de la région.