Logo Aurore

L’UQAT renforce son rayonnement international avec de nouvelles ententes en France

Nicolas Fivel
Ces partenariats s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à accroître son rayonnement international, alors que les prochaines ententes devraient être signées ailleurs en Europe et en Afrique.
Publié le 9 avril 2026 par Nicolas FivelPhoto : Pexels

En ce début de mois d'avril 2026, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) s'ouvre un peu plus vers l’international en concluant trois nouvelles ententes avec deux établissements français : l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’Université Gustave Eiffel. Ces partenariats visent à renforcer la mobilité étudiante, la collaboration académique et le rayonnement de la recherche, autant pour les étudiants que pour le corps professoral.

Comptant désormais plus de 200 ententes à travers le monde, l’UQAT confirme ainsi sa volonté de s’ancrer dans un réseau international dynamique, faisant fi de son éloignement géographique.

UQAT International, pôle au service du rayonnement mondial

Selon Sonia Demontigny, directrice d’UQAT International et du Bureau de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, la manière de développer ces partenariats a considérablement évolué au fil des décennies.

« À l’époque, ça reposait beaucoup sur la volonté des professeurs. C’étaient eux qui généraient des ententes et qui les signaient. Maintenant, on a le service UQAT International qui chapeaute la signature de ces ententes, qui s’assure que ce soit fait dans les règles de l’art et de poursuivre les partenariats structurants pour l’UQAT », avance-t-elle.

Aujourd’hui, cette centralisation permet d’assurer une cohérence dans les collaborations, tout en optimisant leurs retombées pour l’établissement universitaire, ses étudiants et ses professeurs.

De courts séjours à Reims issus d'un partenariat historique consolidé

Parmi les ententes renouvelées, deux concernent l’Université de Reims Champagne-Ardenne, avec laquelle l’UQAT entretient une relation de longue date, remontant à 1991.

Ce partenariat historique s’établit notamment dans le cadre du programme Eurostage, qui permet des échanges variés, allant de courts séjours éducatifs d’une à deux semaines à des stages pratiques en enseignement.

Ces initiatives encouragent non seulement le perfectionnement académique des étudiants, mais aussi l’ouverture culturelle et professionnelle.

Création numérique : l’Université Gustave Eiffel mise sur le long terme

La troisième entente, conclue avec l’Université Gustave Eiffel de Champs-sur-Marne, cible spécifiquement les étudiants en création et nouveaux médias.

Contrairement aux accords précédemment cités, celui-ci offre la possibilité d’effectuer un séjour d’une ou deux sessions à l’UQAT — soit environ sept à huit mois — ou encore de poursuivre un cursus à la maîtrise en création numérique.

Un levier essentiel pour « étendre ses tentacules »

Au-delà de la mobilité étudiante, ces ententes jouent un rôle clé dans le développement de la recherche universitaire.

« Je pense que pour toute université — qu’elle soit en région ou non — le fait d’étendre ses tentacules et d’avoir des relations à travers le monde est particulièrement important, notamment en termes de recherche », souligne Sonia Demontigny.

Elle ajoute que cette ouverture au monde favorise la reconnaissance des travaux des chercheurs : « En travaillant et en collaborant avec d’autres universités et d’autres partenaires, ça permet d’avoir un rayonnement sur la recherche ».

Par la suite, l’UQAT n’entend pas s’arrêter là. L’établissement universitaire envisage déjà de nouveaux partenariats, notamment ailleurs en France et en Belgique, ainsi qu’en Afrique.