
FISIM : Centraide ATNQ lance un nouveau fonds pour assurer un héritage social aux communautés minières

À l’occasion de la Semaine minière du Québec, tenue du 27 avril au 3 mai 2026, Centraide Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec a officiellement lancé son Fonds d’investissement social de l’industrie minière (FISIM), une ambitieuse initiative destinée à soutenir durablement les communautés concernées.
Dévoilé le 29 avril dernier, le projet bénéficie d'ores et déjà de l’appui d’une quinzaine de membres fondateurs, qui s’engagent à injecter 3 millions $ d’ici cinq ans, avec un objectif de 15 millions $ sur une période de dix ans.
Assurer l'avenir des communautés avant la fermeture des sites miniers
À travers ce nouveau fonds, Centraide souhaite accompagner les communautés minières en amont d'un éventuel arrêt des opérations. L’objectif affiché par l’organisation est de « bâtir un modèle unique de solidarité territoriale » capable de générer des retombées à long terme dans les communautés minières dans le Nord-du-Québec et en Abitibi-Témiscamingue.
Pour Mélanie Perreault, directrice développement et partenariats chez Centraide ATNQ, la réflexion s’est imposée progressivement au fil des discussions.
« Comment peut-on aider les membres de l’industrie – en étant un partenaire privilégié avec l’expertise qu’on a – à assurer des plans de restauration sociale ? Et pourquoi attendre que le site ferme alors qu’un fonds d’investissement social de l’industrie minière peut déjà être mis en place ? » s'est-elle préalablement demandé.
Selon Mme Perreault, les intérêts du FISIM permettront de « garantir un héritage social année après année » dans les territoires où l’industrie minière joue un rôle central, mais où les défis sociaux demeurent persistants.
Un fonds de dotation pour soutenir les projets sociaux
En travaillant de concert avec des partenaires du milieu communautaire, politique et économique — incluant Hydro-Québec et plusieurs entreprises minières — Centraide Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec confirme sa volonté de conserver une place stratégique à l’échelle régionale.
Le fonctionnement du FISIM repose sur le principe d’un fonds de dotation. Concrètement, les sommes investies seraient conservées à long terme, tandis qu’une partie des rendements générés annuellement servirait à financer des projets sociaux dans les communautés concernées.
« Le contingent des versements d’un fonds de dotation comme celui-là, c’est 5 % annuellement qu’on doit prendre pour redonner à la communauté. Mais 5 % de 15 millions $, c’est 750 000 $ », ajoute Mme Perreault.
Bien que ce montant puisse paraître élevé pour le commun des mortels, Mme Perreault rappelle qu'il devra être réparti entre deux immenses régions — l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec — où les besoins sont nombreux.
Vers un rehaussement à 20 millions $ ?
À ce stade, Centraide ATNQ considère que les engagements déjà observés représentent un « bon début ». Toutefois, l’organisation affirme que plusieurs partenaires souhaiteraient déjà voir l’objectif financier être rehaussé à 20 millions $ au cours des prochaines années.
« Il y a une volonté des membres de l’industrie minière d’avoir un legs […] On veut dépasser la notion d’opérer, de s’implanter, de créer de l’emploi : on veut aller plus loin que ça maintenant », conclut Mélanie Perreault.




