
Chibougamau mise sur l’accessibilité : FaunENord officialise six sentiers et renforce la sécurité des randonneurs

Après plus de dix ans d’implication citoyenne et d’efforts collectifs, FaunENord a annoncé le lancement du projet En route vers le Nord – Un pas à la fois. L’objectif est d’améliorer l’accès et la sécurité des principaux sentiers autour de Chibougamau, alors que la randonnée gagne en popularité dans la région.
Depuis 2013, la Ville de Chibougamau, le Centre régional de santé et de services sociaux (CRSSS) de la Baie-James, FaunENord et plusieurs bénévoles unissent leurs efforts pour protéger et valoriser ces parcours situés près de la ville. Toutefois, des échanges avec différents partenaires, dont Randonnée Québec, ont mis en lumière un problème important; à savoir, l’absence d’un cadre officiel pour encadrer les activités sur les terres publiques.
Cette démarche a mené à une demande auprès du ministère des Ressources naturelles et des Forêts. L’autorisation obtenue marque un tournant, puisqu’elle permet désormais de développer, entretenir et exploiter six sentiers bien connus : le lac Caché, les monts Berrigan, North, Norbeau et Cardinal, ainsi que les parcours de raquette du mont Bédard. Pour Sophie Boulé, chargée de projet, aménagement intégré du territoire auprès de FaunENord, cette reconnaissance était incontournable : « On veut garder cet accès pour tous, mais avec une gestion plus claire », explique-t-elle, insistant sur l’importance de structurer l’utilisation de ces espaces tout en les rendant plus visibles.
Le projet bénéficie également du gouvernement du Québec, dans le cadre d’une initiative liée au développement durable et au tourisme responsable. Grâce à ce soutien, FaunENord a déjà pu réaliser certains travaux prioritaires et installer de nouveaux panneaux d’information. L’organisme prévoit également une nouvelle phase en 2026, rendue possible par l’appui de la Société de développement de la Baie-James (SDBJ), de l’Administration régionale Baie-James (ARBJ) et de Tourisme Baie-James. Cette étape comprendra l’installation de balises de repérage et l’aménagement de sections ciblées pour renforcer la sécurité et clarifier les tracés.
Malgré ces avancées, l’entretien des sentiers repose toujours en grande partie sur l’implication locale. « Ce sont des gens d’ici qui s’en occupent depuis des années », rappelle Sophie Boulé. Une entente avec la Ville permet toutefois d’assurer un suivi plus structuré, notamment pour les sections plus complexes.
Pour coordonner les efforts, FaunENord mise sur la communication avec la population, tout en rappelant que la participation des citoyens reste essentielle. Certaines zones plus difficiles seront d’ailleurs confiées à des spécialistes afin de garantir des conditions adéquates. Avec cette initiative, l’organisme souhaite assurer l’avenir des sentiers en combinant engagement citoyen, soutien institutionnel et encadrement professionnel.




