
À la Baie‑James, les mocktails de Danny St‑Pierre s’invitent dans le Défi 28 jours sans alcool

Alors que des milliers de personnes au Québec participent au Défi 28 jours sans alcool de la Fondation Jean Lapointe, l’initiative prend une résonance particulière dans les régions nordiques, où l’hiver semble interminable et où les soirées sont longues. Dans ce contexte, la vie sociale s’organise souvent autour de rencontres spontanées, de soupers entre amis ou de parties de cartes, des moments où l’alcool occupe encore une place importante. C’est précisément pour s’adapter à cette réalité que le chef et animateur Danny St-Pierre, ambassadeur du Défi pour une deuxième année consécutive, propose des solutions simples et en phase avec les habitudes locales.
Photo : Fondation Jean Lapointe Danny St‑Pierre, chef et ambassadeur du Défi 28 jours sans alcoolConscient que l’alcool fait partie intégrante des moments de partage, il aborde le sujet avec humour. « Je ne pense pas qu’on puisse lutter contre la nature uniquement à coups de mocktails, mais ça peut certainement aider à adoucir les choses », lance-t-il. Pour lui, l’essence même du Défi consiste surtout à amener les gens à réfléchir à leur consommation quotidienne et à en prendre conscience.
Parmi les boissons qu’il affectionne particulièrement, il mentionne un mélange très simple; à savoir, de la glace, le jus d’un demi-citron écrasé avec sa pelure et une bière Gose sans alcool, qu’il décrit comme une boisson « fraîche, vive et légèrement saline ». Il suggère également d’autres options comme la Brume des bois, à base de thé, ou encore le Spritz passion, plus fruité et festif. À ses yeux, inutile de compliquer les choses : « Les infusions, c’est fantastique. Earl Grey, camomille, rooibos… ce sont d’excellentes bases. »
Au-delà des recettes, Danny St-Pierre met surtout l’accent sur l’aspect introspectif du Défi. « Le vrai gain, c’est de pouvoir observer calmement le manque que ça peut créer », souligne-t-il. Il rappelle que l’alcool est souvent associé à la détente ou à la récompense, mais précise que l’objectif n’est pas de forcer l’abstinence. « Le Défi n’est pas là pour dire aux gens d’arrêter de boire, mais pour leur proposer une pause et d’en observer les effets. » Selon lui, plusieurs participants de la Baie-James pourraient rapidement en ressentir les bienfaits. « Quand tu réalises que tu peux espacer, prendre une semaine sans boire, ne pas consommer tous les jours… les impacts positifs sur la santé sont majeurs. »
Les sommes amassées grâce au Défi servent directement à financer les programmes de prévention et de traitement de la Maison Jean Lapointe, destinés autant aux jeunes qu’aux adultes. Pour M. St-Pierre, il s’agit d’un engagement fondamental : « La meilleure prévention, c’est de faire des choix éclairés, une fois qu’on a pris le temps de comprendre. »




