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38e Semaine québécoise de la déficience intellectuelle : la Baie-James mobilisée pour « marquer la différence »

Nicolas Fivel
Plusieurs initiatives, comme le port de bas dépareillés, ont permis d’encourager l’inclusion et d’éveiller à la différence dès le plus jeune âge.
Publié le 31 mars 2026 par Nicolas FivelGroupe d’élèves et une enseignante portant des bas dépareillés durant la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle / Photo : Facebook du Centre de services scolaire de la Baie-James

À l’occasion de la 38e Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, qui s’est tenue du 15 au 21 mars 2026 sous le thème « C’est quoi le plan ? », le Centre de services scolaire de la Baie-James (CSSBJ) a multiplié les initiatives de sensibilisation, notamment sur les réseaux sociaux.

À Chibougamau, certaines écoles primaires ont également posé des gestes concrets pour promouvoir l’inclusion et encourager l’ouverture aux autres dès le plus jeune âge. Déployées par le CSSBJ, ces actions ont permis de rappeler l’importance de bâtir un milieu scolaire où chaque élève y trouve sa place, peu importe ses différences.

Une mobilisation encourageante dans les écoles jamésiennes

Rolande Bicaba, conseillère en communications au CSSBJ, décrit la démarche comme une volonté claire de sensibilisation auprès de la jeunesse : « C’est vraiment au niveau de nos réseaux sociaux qu’on montre fièrement cette semaine-là, parce que nous voulons une école inclusive. Et au niveau des écoles particulièrement, elles utilisent cette semaine-là lors de la Journée mondiale de la trisomie 21, célébrée le 21 mars. »

Dans cette optique, les élèves et le personnel de deux écoles primaires — Notre-Dame-du-Rosaire et Vatican II — ont été invités à porter des bas dépareillés jusqu’en classe. Une initiative, aussi symbolique qu’évocatrice, qui vise à embrasser la diversité et à valoriser les différences.

« On fait porter les bas dépareillés aux élèves et on leur explique pourquoi on demande de porter ces bas, pourquoi on parle de la trisomie 21, pourquoi on parle de la différence. On aborde quand même le sujet pour leur faire comprendre le geste qu’ils sont en train de poser », constate Mme Bicaba.

Des valeurs d’inclusion et de respect au cœur de la campagne

Bien que l’activité ait été concentrée dans un nombre limité d’établissements, la participation semble avoir été au rendez-vous.

Le réel engagement des élèves et du personnel scolaire envers cette démarche de sensibilisation témoigne d’un intérêt grandissant pour les valeurs d’inclusion et de respect au sein des écoles de la région.

Celle-ci s’appuyant sur l’entraide du corps professoral, qui bénéficie également d’un solide soutien hiérarchique et de précieuses ressources permettant d’approfondir ces enjeux en classe dès le plus jeune âge.