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Rentrée scolaire : le Centre de services scolaire de la Baie-James réduit fortement son déficit d’enseignants avant la reprise

Nicolas Fivel
Malgré les nombreux défis liés au recrutement, le CSSBJ assure que tous les élèves auront un enseignant devant eux et que les nouvelles recrues pourront aussi bénéficier d’un accompagnement personnalisé.
Publié le 21 août 2026 par Nicolas FivelPhoto : Pexels

À quelques jours de la rentrée scolaire, le Centre de services scolaire de la Baie-James (CSSBJ) affirme avoir fait d’importants efforts pour combler ses postes vacants. Alors que 32 postes étaient encore à pourvoir au début de l’été, six d’entre eux demeuraient toujours vacants au 17 août, principalement à temps partiel et en orthopédagogie.

Un recrutement qui s’est accéléré au fil de l’été

La situation, qui préoccupait davantage les autorités au début de la période estivale, s’est peu à peu améliorée. Selon Michel Laplace, directeur général du CSSBJ, les équipes des ressources humaines et les directions d'établissement ont multiplié les démarches au cours des dernières semaines.

« Selon les chiffres officiels disponibles sur le tableau de bord du ministère de l’Éducation, en date du lundi 17 août en matinée, il restait 10 postes à combler. […] Ce matin, j’ai reçu une mise à jour de la part de ma direction et des ressources humaines m’informant qu’il restait six postes à combler », affirme Michel Laplace auprès de l'Aurore Info.

Il s’agit d'une diminution notable par rapport au premier portrait présenté, plus tôt cet été. À ce moment-là, 32 postes sur environ 160 étaient toujours non pourvus. Depuis, les progrès se sont poursuivis quotidiennement.

Les postes encore disponibles concernent avant tout des emplois à temps partiel, notamment en orthopédagogie, c'est-à-dire les spécialistes de l’éducation chargés d’accompagner les élèves rencontrant des difficultés en lecture ou en écriture.

Michel Laplace, directeur général du Centre de services scolaire de la Baie-James, dans les studios de l’Aurore InfoPhoto : Nicolas FivelMichel Laplace, directeur général du Centre de services scolaire de la Baie-James, dans les studios de l’Aurore Info

Malgré les défis qui persistent, M. Laplace se montre rassurant à l’approche du retour en classe. Michel Laplace garantit « des enseignants devant chaque groupe à compter de la rentrée scolaire. » Un message clair qui vise à rassurer les parents alors que de nombreux établissements s’apprêtent à accueillir leurs élèves.

Des besoins présents sur l’ensemble du territoire jamésien

Toutefois, le manque de personnel éducatif ne se limite pas à un secteur précis de la Baie-James. Matagami, Lebel-sur-Quévillon et Chibougamau ont toutes été touchées par les difficultés de recrutement observées au cours des dernières semaines.

« Il y a quelques semaines, lorsqu’on débutait la publication, on était assez inquiets. Ça semblait plus élevé que d’autres années, mais je vous assure que le service des ressources humaines a travaillé d’arrache-pied et les directions d’école sont aussi parties prenantes de ce travail », reconnaît le directeur général.

Pour répondre à ces besoins, le CSSBJ ne mise pas uniquement sur la main-d’œuvre déjà présente dans la région, mais il fait appel à des enseignants en provenance de l’extérieur du territoire, permettant d’attirer de nouveaux enseignants vers les communautés jamésiennes.

Mais pour une personne qui s’installe dans une région aussi éloignée que la Baie-James, la recherche d’un logement, le déplacement et l’adaptation à un nouvel environnement peuvent représenter de véritables obstacles durant l’aménagement. Le Centre de services scolaire offre donc un accompagnement aux recrues pour faciliter leur intégration.

Gestion de classe : Mieux accompagner les nouveaux enseignants

Or, attirer un nouvel enseignant dans une école de la région ne constitue que la première étape. Pour le CSSBJ, il faut également s’assurer que le personnel dispose du soutien nécessaire pour bien exercer sa profession, y compris lorsque celui-ci possède moins d’expérience.

« Le volet qu’on remarque, où les gens ont le plus besoin d’aide, c’est souvent la gestion de classe et l’évaluation. S’ils n’ont pas d’expérience pour savoir comment évaluer, ils ont parfois des difficultés pour arriver à bien le faire et d’une façon juste, alors on offre beaucoup d’assistance à ce niveau-là », conclut Michel Laplace.