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Priorités régionales et mise à jour économique : le point avec l’honorable Mandy Gull-Masty

Hind Dekkar
 L’honorable Mandy Gull-Masty
Publié le 1 mai 2026 par Hind DekkarL’honorable Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones du Canada et députée fédérale de l’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou / Photo : Facebook Mandy Gull-Masty


Un an après son élection comme députée fédérale de l’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, le 28 avril 2025, l’honorable Mandy Gull-Masty, également ministre des Services aux Autochtones du Canada, dresse le bilan d’une première année marquée par l’apprentissage, une présence soutenue sur le terrain et la préparation d’investissements majeurs pour une circonscription à la fois vaste et diversifiée. Entre le renforcement des liens avec les communautés, les défis liés au logement et l’arrivée de nouvelles mesures économiques, elle affirme vouloir accélérer la concrétisation des priorités régionales.

Selon la ministre, les derniers mois ont surtout servi à bien comprendre les responsabilités liées à sa fonction et à installer une présence fédérale concrète sur l’ensemble du territoire, de l’Abitibi jusqu’au Nunavik, en passant par la Jamésie et la Nation crie : « C’était vraiment une année d’apprentissage, mais aussi pour établir notre présence dans toutes les communautés de la circonscription », souligne-t-elle.

L’ouverture de bureaux à Val-d’Or et à Chibougamau, combinée à la mise en place d’un bureau mobile, a permis de multiplier les échanges avec la population et les élus municipaux. Pour elle, cette proximité demeure essentielle afin de bien saisir les réalités du terrain.

Des priorités claires : logement et accès aux services

Parmi les dossiers qui retiendront son attention dans les prochains mois, Mandy Gull-Masty met de l’avant le logement, l’accessibilité aux services ainsi que l’accompagnement des municipalités dans leurs projets. Elle insiste aussi sur l’importance de maintenir un dialogue constant avec les élus municipaux et les communautés autochtones. « Mon rôle, c’est vraiment d’établir un pont entre les communautés et le gouvernement fédéral », explique-t-elle.

Le logement reste un enjeu majeur, autant pour les familles que pour les travailleurs. Par ailleurs, l’éloignement des grands centres continue de compliquer l’accès à certains services, notamment en santé, un sujet fréquemment soulevé lors de ses rencontres sur le terrain.

Une mise à jour économique qui vise le Nord

La mise à jour économique 2026, intitulée « Un Canada fort pour tous », prévoit une série d’investissements importants qui devraient avoir des retombées directes dans la région. Elle inclut notamment une enveloppe de 2 milliards de dollars pour la création d’un Fonds souverain consacré aux minéraux critiques, un levier clé pour les projets miniers en Abitibi et en Jamésie. À cela s’ajoutent 228 millions de dollars destinés à renforcer les services de santé et le soutien aux enfants au Nunavik, ainsi que 50 millions de dollars pour la mise sur pied de la première université inuite, un projet à forte portée symbolique pour le Nord.

Le plan prévoit également 6 milliards de dollars sur dix ans pour améliorer la résilience des infrastructures nordiques, notamment les routes et les pistes d’atterrissage, dans un contexte de changements climatiques. Une déduction fiscale pouvant atteindre 10 000 $ est aussi proposée pour les travailleurs mobiles ayant besoin d’un logement temporaire. Par ailleurs, le gouvernement se fixe l’objectif de former 100 000 travailleurs qualifiés d’ici 2030, avec une aide financière de 400 $ par semaine pour les apprentis en formation technique.

Ces mesures viennent s’ajouter à d’autres initiatives déjà mises de l’avant pour alléger le coût de la vie, comme des réductions d’impôts pour la classe moyenne, une baisse de la taxe sur le carburant, la diminution de certains frais bancaires et la mise en place d’une nouvelle allocation liée à l’alimentation.

« On va voir des effets concrets dans la vie quotidienne, comme la réduction du prix du carburant ou des frais bancaires », précise la ministre.

Pour orienter efficacement ces investissements, elle privilégie une collaboration étroite entre les différents paliers de gouvernement, en plus de rencontres régulières avec les municipalités. « Je prends le temps de rencontrer chaque région pour comprendre leurs objectifs et les aider à accéder aux programmes fédéraux », affirme-t-elle. Son rôle au sein du cabinet fédéral lui permet aussi de travailler de façon plus directe avec ses collègues, ce qui facilite l’avancement de plusieurs dossiers et la préparation d’annonces à venir.

Après une première année consacrée à l’écoute et à l’établissement de liens, Mandy Gull-Masty souhaite maintenant transformer ces échanges en projets concrets. Reste à voir si les nouveaux investissements, combinés à un contexte politique plus favorable à Ottawa, permettront d’accélérer la réalisation des projets structurants pour la région.