
L'UQAT adopte sa première Politique institutionnelle sur l’équité, la diversité et l’inclusion aux retombées attendues jusqu’à la Baie-James

Dans un communiqué diffusé le 22 octobre 2026, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) annonçait avoir passé une étape importante en adoptant sa toute première Politique institutionnelle sur l’équité, la diversité et l’inclusion (PIÉDI). La démarche cherche à mieux répondre aux besoins de la communauté universitaire — incluant celles et ceux provenant de la Baie-James — en éliminant certains obstacles systémiques.
Inscrire la Politique institutionnelle dans les valeurs fondamentales
Lors d’un entretien récemment accordé à L’Aurore Info, Sonia Demontigny, directrice du Bureau de l’équité, de la diversité et de l’inclusion auprès de l’UQAT, a expliqué que cette politique permettra de faire de ces engagements pris par l’établissement universitaire une réalité sur le terrain.
« L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue a décidé d’intégrer l’équité, la diversité et l’inclusion dans ses valeurs fondamentales. Avec la création du Bureau de la politique, ça vient renforcer ces éléments-là et nous donner toute la légitimité de mettre en place un plan d’action pour répondre à cette politique », souligne-t-elle.
Bien que l’UQAT s’intéresse à ces enjeux depuis 2019, l’adoption de la PIÉDI vient davantage structurer son action. Celle-ci a été élaborée à la suite d’une vaste consultation d’environ un an et demi effectuée aux côtés d'experts.
Les réalités de la communauté universitaire au cœur de la démarche
D'après la directrice du Bureau, la Politique institutionnelle sur l’équité, la diversité et l’inclusion concerne l’ensemble de la communauté universitaire et accorde une attention particulière aux personnes susceptibles de rencontrer des obstacles systémiques dans leur cursus universitaire.
« La politique est à l’ensemble de la communauté universitaire, le personnel administratif, les membres du corps professoral, les chargés de cours, les étudiants. Quand on parle d’équité, de diversité et d’inclusion, on parle des groupes ciblés de l’UQAT : les personnes autochtones, les femmes, les minorités visibles et ethniques, les personnes en situation de handicap », précise Sonia Demontigny, ajoutant que les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre sont également concernées.
Afin de mettre en œuvre cette Politique institutionnelle sur l’équité, la diversité et l’inclusion, l’UQAT dispose déjà de mécanismes antérieurs tels que sa politique sur la civilité et celle portant sur le harcèlement et la discrimination. Ces outils permettent aux membres de la communauté universitaire de signaler une situation problématique, voire de déposer une plainte.
Des engagements à adapter à la communauté étudiante jamésienne
La démarche soulève entre autres la question de l’accessibilité et de l’adaptation des services, y compris pour les étudiants de la Baie-James souvent confrontés à des réalités différentes des grands centres urbains : l’éloignement géographique et les besoins propres à certains parcours peuvent influencer l’expérience universitaire. Ainsi, la PIÉDI doit contribuer à plus long terme à mieux aiguiller les décisions, l’enseignement et les services offerts sur le terrain.




