
La Ville de Chapais souhaite obtenir 200 000 $ auprès de la SPN pour étudier la faisabilité du projet de cour de transbordement

La Ville de Chapais envisage de solliciter la Société du Plan Nord (SPN) d’ici à la fin du mois d'octobre 2026 dans l’optique d’obtenir une aide financière d’environ 200 000 $. Ici, l’objectif est de réaliser une étude de faisabilité, évaluée à près de 400 000 $, pour le projet de cour de transbordement.
Ce dernier pourrait devenir un levier de développement économique pour la municipalité, qui espère être prête à livrer cette infrastructure d’ici à 2030.
À la recherche des 200 000 $ pour cette infrastructure stratégique
Sur la base de cet investissement d’environ 400 000$, le maire de Chapais, Jacques Fortin, souhaite obtenir une contribution de 200 000 $ de la SPN. En parallèle, la Ville s’est engagée à assumer l’autre moitié du coût de l’étude. L'élu demeure toutefois prudent quant au coût total derrière cette vaste infrastructure, puisqu’il reste à déterminer.
« Si nous avons les sommes pour l’étude de faisabilité et que nous allons de l’avant, c’est sûr que d’ici 2030, nous prévoyons d’être prêts pour la cour de transbordement », affirme-t-il.
L’édile jamésien soutient qu'il n'y a de place que pour une seule infrastructure de ce type dans le secteur de Chapais-Chibougamau et qu’elle sera aménagée, selon lui, dans sa ville qui représente un emplacement aussi logique qu’idéal.
« Du point de vue stratégique, Chapais est très bien située et est un point central au niveau minier. L’étude économique qu’on a fait faire par la Table jamésienne de concertation minière (TJCM) le confirme justement », rappelle M. Fortin.
Photo : Nicolas FivelLa cour de transbordement de Matagami est la seule infrastructure de ce type dans la région à ce jour« Un projet d’ampleur qui pourrait être majeur et déterminant »
En plus de comparer le projet à d'autres infrastructures industrielles du secteur minier, déjà établies en Abitibi-Témiscamingue et à Matagami, le maire y voit une occasion de stimuler l’activité économique locale, malgré une réalité budgétaire difficile.
« La situation économique de la municipalité n’est pas des plus favorables. C’est un projet d’ampleur qui pourrait être majeur et déterminant pour la ville », souligne Jacques Fortin.
Jacques Fortin croit que cette infrastructure serait susceptible « d’amener une certaine revitalisation » et de permettre « d’avoir de l’aide supplémentaire pour la municipalité ». Pour le moment, la réalisation du projet dépend encore du financement de cette étude, qui permettra de préciser sa faisabilité et ses coûts.




