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Le gouvernement du Québec appuie une étude sur un potentiel centre de transbordement ferroviaire à Chapais

Hind Dekkar
De gauche à droite : Denis Lamothe, député d'Ungava et adjoint gouvernemental du ministre délégué aux Régions pour le Nord-du-Québec — Jaques Fortin, maire de Chapais et Mathieu Lévesque, ministre responsable de la Jeunesse et ministre délégué aux Régions
Publié le 7 juillet 2026 par Hind DekkarDe gauche à droite : Denis Lamothe, député d'Ungava et adjoint gouvernemental du ministre délégué aux Régions pour le Nord-du-Québec — Jaques Fortin, maire de Chapais et Mathieu Lévesque, ministre responsable de la Jeunesse et ministre délégué aux Régions, le 30 juin 2026 à Chapais / Photo : Julia Ouellet


Le gouvernement du Québec a officialisée le 30 juin 2026 une aide financière de 153 357 $, pour un projet totalisant 191 697 $, destinée à une étude de faisabilité technique pour un centre de transbordement ferroviaire dans le parc industriel de Chapais. Pilotée par la municipalité, cette analyse préliminaire vise à déterminer les travaux nécessaires pour mettre en place une infrastructure qui pourrait soutenir les entreprises minières en pleine croissance dans le Nord-du-Québec, en particulier celles axées sur les minéraux critiques et stratégiques.

Chapais bénéficie d’un emplacement stratégique le long de la route 113, au cœur d’Eeyou Istchee Baie-James. La création potentielle d’un centre de transbordement ferroviaire pourrait transformer la façon dont les matières minières sont transportées dans le Nord-du-Québec. En reliant plus efficacement les sites d’extraction aux réseaux ferroviaires nationaux, une telle installation réduirait la dépendance au camionnage, améliorerait la fluidité des chaînes d’approvisionnement et renforcerait la compétitivité des entreprises de la région.

Rencontre des élus gouvernementaux avec les acteurs locaux de la Ville de Chapais Photo : Julia OuelletRencontre des élus gouvernementaux avec les acteurs locaux de la Ville de Chapais

Denis Lamothe, député d’Ungava et adjoint gouvernemental du ministre délégué aux Régions pour le Nord-du-Québec, précise toutefois que l’objectif immédiat reste limité : « Comme mentionné, c’est une étude de faisabilité. Il faut examiner la possibilité et la faisabilité de tout cela. »

Quelles retombées ?

Pour l’instant, les avantages concrets pour les communautés nordiques reposent surtout sur la capacité de Chapais à se positionner comme un futur hub logistique. L’étude ne garantit pas la réalisation du projet, mais elle permet à la municipalité d’être prête à accueillir des flux de matériaux critiques si les projets miniers en prospection se concrétisent. Cette mise en valeur stratégique pourrait attirer des investissements et stimuler la prospection minière.

L’étude de faisabilité devra confirmer plusieurs points essentiels : la pertinence technique du projet, les coûts d’aménagement, les modalités de raccordement ferroviaire et les perspectives de rentabilité. Ces conclusions seront cruciales pour envisager une phase de réalisation. Le député résume les attentes avec prudence :

« La seule chose, c’est d’avoir le bon fonctionnement, la possibilité de rentabilité. Voir s’il y a un potentiel de développement suite aux investissements qui viendront. »

En clair, l’étude devra prouver que le centre de transbordement peut soutenir durablement les activités minières en expansion et s’aligner sur les objectifs de la Stratégie québécoise pour la valorisation des minéraux critiques et stratégiques 2025‑2031.

Un financement motivé par l’essor des minéraux critiques

Ce soutien gouvernemental s’inscrit dans une vision plus large de développement nordique. Plusieurs projets de prospection sont en cours dans le secteur de Chapais, où une mine a déjà été exploitée. Le gouvernement veut anticiper les besoins logistiques liés à l’exploitation future des minéraux critiques, un domaine où le Québec aspire à devenir un acteur clé sur la scène mondiale. Comme le rappelle Denis Lamothe : « C’est en vue de l’exploitation des matériaux critiques stratégiques. Il y a des projets en prospection dans le secteur de Chapais, d’où la possibilité d’examiner la faisabilité de tout cela. »

L’étude de faisabilité annoncée représente une étape préliminaire pour déterminer si l’implantation d’un centre de transbordement ferroviaire à Chapais est techniquement et économiquement viable. Elle doit fournir des données objectives sur les travaux requis, les coûts d’aménagement, les possibilités de raccordement au réseau ferroviaire et le potentiel de rentabilité lié au transport des minéraux critiques et stratégiques. Les résultats attendus permettront d’évaluer de manière structurée si une telle infrastructure peut s’intégrer aux chaînes d’approvisionnement nordiques et répondre aux besoins des entreprises minières en développement. Pour l’instant, l’initiative s’inscrit dans une démarche de planification territoriale et logistique, sans préjuger de la décision finale sur la réalisation du projet.