
Journée nationale des cuisines collectives : un atelier pour adopter une alimentation saine à Valcanton

Ce jeudi 26 mars 2026 marque la Journée nationale des cuisines collectives (JNCC), un évènement dédié à l’entraide et à la sécurité alimentaire à travers la province. Malgré le vaste mouvement de grève impactant le milieu communautaire depuis le 23 mars, certains organismes maintiennent leurs activités, à l’image du Regroupement des femmes de Valcanton, qui propose cette année une formule novatrice.
Une initiative mieux adaptée aux réalités d'un territoire isolé
Plutôt que de miser sur des ateliers culinaires traditionnels ou la venue de nutritionnistes, le Regroupement des femmes de Valcanton a choisi de répondre plus concrètement aux besoins des participantes, en optant pour une activité extérieure axée sur le budget alimentaire.
« Cette année, comme le coût de l’épicerie augmente et que notre territoire est plus isolé et éloigné des grandes épiceries — parfois jusqu’à près de 40 kilomètres — nous organisons une sortie avec des participantes à la ville de La Sarre », précise Gina Gagnon, animatrice-intervenante et responsable des cuisines collectives auprès du Regroupement des femmes de Valcanton.
La journée débute par un dîner dans la salle d'un café-boulangerie, mettant en valeur les produits régionaux, avant de se poursuivre avec une présentation du fonctionnement et des ingrédients de base nécessaires lors des cuisines collectives organisés à Valcanton. Les participantes y découvrent notamment des recettes bon marché ainsi que des astuces pour mieux gérer leur alimentation.
L’activité se conclut par une tournée de commerces locaux, offrant aux participantes l’occasion de comparer les prix et de réaliser « des achats réfléchis ».
Apprendre, partager et briser l’isolement pour « prendre du pouvoir »
En outre, la JNCC se veut aussi un moment de socialisation, d’entraide et d’accompagnement, particulièrement dans un milieu où l’isolement est un enjeu bien réel.
« C’est un moment d’apprentissage, de partage et de lien social qui permet aux femmes de mieux gérer leur budget et de briser l’isolement, tout en prenant du pouvoir sur leur alimentation grâce à nos cuisines collectives également », détaille l'animatrice-intervenante.
En effet, cette approche différente cherche à mettre en lumière le rôle essentiel des cuisines collectives comme outil d’émancipation, permettant aux participantes de développer de nouvelles compétences concrètes et utiles pour l’avenir.
Près de 15 personnes attendues : une participation en légère baisse
Environ une quinzaine de femmes sont attendues pour l'édition 2026, ce qui témoigne d'une participation plus limitée comparativement aux années précédentes, où une trentaine de participantes étaient présentes aux activités.
Une diminution qui pourrait s’expliquer par ce récent changement de formule, davantage orientée vers des sorties extérieures plutôt que des ateliers en groupe dans les locaux de l’organisme.
Malgré tout, l’objectif demeure inchangé : offrir des solutions tangibles face à l’augmentation des prix des aliments et soutenir les femmes au quotidien, en misant sur la solidarité et le partage des connaissances.




