
Élections 2026 : l’OIIQ soumet huit recommandations aux formations politiques pour améliorer l’accès aux services de santé

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a présenté, le 2 septembre 2026, ses huit priorités aux différentes formations politiques québécoises afin d’améliorer l’accès aux services de santé et « que les compétences infirmières soient mieux mises à contribution » sur le terrain.
Huit mesures pour mieux utiliser les compétences infirmières
Parmi les huit recommandations, l’OIIQ demande notamment de :
- Faire des centres locaux de services communautaires la véritable porte d’entrée du système de santé.
- Lever les barrières pour une pratique infirmière à son plein potentiel.
- Soutenir activement le déploiement du droit de prescrire des infirmières et infirmiers partout au Québec.
- Créer et déployer le statut d’infirmière clinicienne spécialisée et d’infirmier clinicien spécialisé en soins pour la personne âgée.
- Mettre en place un programme national d’intégration pour la relève infirmière.
- Rétablir l’externat infirmier à l’année et assurer son financement adéquat.
- Poursuivre le déploiement du Dossier santé numérique.
- Mettre en place des ratios sécuritaires en soins infirmiers.
Ces recommandations de l’Ordre concernent principalement la relève du personnel soignant, les soins prodigués aux personnes âgées et l’amélioration des conditions de travail. Le président de l’OIIQ, Luc Mathieu, rappelle que cette démarche s’inscrit pleinement dans sa mission, qui consiste à « protéger le public ».
« L’accès aux services de santé, c’est le talon d’Achille de notre système de santé. La première [mesure] – faire en sorte que les CLSC soient la véritable porte d’entrée du système de santé –, on l’entend depuis le début de la campagne électorale. C’est repris par les différents partis politiques. Et on pense que les infirmières peuvent jouer un rôle important à ce niveau-là », estime-t-il.
Médecin ou équipe de famille : vers une évolution du modèle ?
Selon M. Mathieu, le réseau compte actuellement beaucoup sur les médecins de famille, alors que ceux-ci ne sont pas nécessairement les professionnels les mieux placés pour répondre à tous les besoins de la population. « [Il faut] ne pas toujours miser sur le médecin comme étant le professionnel qui doit voir un patient », reconnaît Luc Mathieu.
L’OIIQ propose donc de faire évoluer le modèle vers une équipe de famille (ou de proximité) afin de permettre aux médecins de prendre en charge plus de patients en s’appuyant davantage sur les compétences des autres professionnels.
« C’est plus d’une équipe de famille dont on a besoin, d’une équipe de proximité. Dans ce sens-là, les CLSC ont un rôle important à jouer », réaffirme le président.
Ainsi, ces huit recommandations de l’OIIQ sont évoquées comme des pistes visant à diversifier la prise en charge par le personnel soignant en première ligne, y compris dans le Nord, et à recourir plus fréquemment à des profils variés issus du réseau de la santé.




