
Élections 2026 : la candidate péquiste Sonia Caron souhaite réduire les coûts de construction et la bureaucratie dans Ungava

La crise du logement, qui frappe actuellement plusieurs régions du Québec, se fait également sentir dans la circonscription d’Ungava. Pour la candidate du Parti Québécois (PQ), Mme Sonia Caron, les difficultés d’accès aux logements abordables ne datent pourtant pas d’aujourd’hui dans le Nord et nécessitent des mesures plus adaptées.
Une région en crise depuis plusieurs décennies ?
Selon Sonia Caron, les communautés nordiques sont aussi confrontées aux enjeux liés au logement depuis bien avant que la crise du logement n’apparaisse comme une préoccupation majeure dans les grands centres urbains.
« La crise du logement, on l’a vécue avant l’ensemble du Québec. Depuis 20 ans, je dis que tout ce qui se passe au Nord est prédicteur des problématiques qui seront présentes au Sud », précise-t-elle.
La candidate s’appuie notamment sur l’évolution du taux d’inoccupation pour souligner la pression exercée sur le marché immobilier dans Ungava. Elle rappelle que celui-ci avait atteint un seuil critique en 2020, compliquant ainsi l’accès à un toit pour les personnes activement à la recherche d’un logement abordable.
Réduire les coûts de construction pour agir sur les loyers
Plus généralement, l’éloignement des communautés d’Eeyou Istchee Baie-James et du Nunavik peut entraîner des coûts de construction supplémentaires. Sonia Caron estime donc qu’il faut agir en amont afin de rendre les nouvelles constructions moins onéreuses.
« Ce qu’il faut aussi considérer comme abordable, c’est de mettre en place des coûts de construction qui vont être moins élevés pour être en mesure d’avoir des frais de logement moins élevés », ajoute Mme Caron.
En outre, elle évoque une révision du régime forestier, une réduction de la bureaucratie gouvernementale ainsi qu’une refonte de certaines normes et mesures standards.
D’autres mesures avancées par le Parti Québécois
Le PQ et son chef, Paul St-Pierre Plamondon, soumettent également plusieurs mesures dans le cadre de cet épineux dossier de l’habitation.
Parmi celles-ci figure une hausse du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation, qui passerait de 1 400 $ à 3 000 $. La formation politique propose d’alléger le fardeau réglementaire des entreprises de construction et d’harmoniser le Code du bâtiment à l’échelle du Québec.
Le Parti Québécois mentionne enfin une diminution de l’immigration comme l’une des mesures visant à rééquilibrer l’offre et la demande sur le marché immobilier.




