
Élections 2026 : Amélie Béchard défend le bilan caquiste en matière de logement nordique

Le coût de la vie et l'économie dominent les débats provinciaux. Dans le Nord-du-Québec, l'accès au logement et son abordabilité sont devenus un argument de campagne. La Coalition Avenir Québec, représentée localement par Amélie Béchard au sein de l'équipe de la ministre Christine Fréchette, parie sur les investissements récents du gouvernement tout en reconnaissant que les marchés nordiques comportent des obstacles particuliers.
Des chantiers à mettre en avant
Chaque parti veut prouver qu'il livrera des résultats dans les régions éloignées. La formation caquiste met en avant les projets financés ou soutenus par Québec au cours des derniers mois.
À Chibougamau, les Pavillons du 49ᵉ servent de pièce maîtresse, deux immeubles regroupant 40 logements abordables, gérés par un organisme à but non lucratif. À cela s'ajoutent des discussions pour un complexe de 35 logements dans cette même municipalité, ainsi que 18 logements subventionnés à Lebel-sur-Quévillon. Pour Amélie Béchard, ces réalisations témoignent de l'engagement de son parti, bien qu'elle admette la nécessité de poursuivre le travail :
« Je suis d'accord qu'il y a encore de l'ouvrage à faire dans notre région pour augmenter le nombre de logements disponibles. Nous devons rencontrer nos élus et cibler précisément nos enjeux pour déterminer nos besoins exacts. »
La valeur foncière en cause
Ces projets ne suffisent toutefois pas à tout régler. Dans les régions ressources, deux facteurs freinent la construction résidentielle : la faible valeur foncière des immeubles et des coûts de chantier gonflés par l'éloignement et le transport des matériaux.
L'investissement privé classique attirant moins les entrepreneurs, les élus présentent l'État et le milieu communautaire comme des appuis incontournables pour pallier les lacunes du marché. La candidate s'appuie sur cette réalité pour expliquer la situation aux électeurs :
« Dans notre région, il est plus difficile pour les entrepreneurs de construire des immeubles résidentiels, car la dépréciation foncière y est plus marquée qu'ailleurs. Nous devons travailler sur cet enjeu, élaborer des projets pour aller chercher du financement gouvernemental ou collaborer avec des organismes à but non lucratif prêts à investir. »
En misant sur la collaboration avec les municipalités et le partenariat communautaire, la formation cherche à rassurer une population préoccupée par la rétention des ménages et de la main-d'œuvre.
Les données de la Société d'habitation du Québec et de la Société canadienne d'hypothèques et de logement le confirment, la disponibilité de logements abordables influe directement sur l'attractivité économique des municipalités éloignées. Pour les électeurs de la circonscription, un critère pèsera fort dans la balance, à savoir la capacité de leur futur représentant à débloquer les enveloppes provinciales et à adapter les programmes gouvernementaux aux réalités nordiques.




