
VHR : Québec appelle les conducteurs à redoubler de prudence sur les sentiers

Au cœur de cette saison estivale, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) rappelle aux conducteurs de véhicules hors route (VHR) l’importance d’adopter une conduite prudente et de respecter les règles en vigueur : limites de vitesse, expérience du conducteur, équipement de protection et consommation de substances psychoactives figurent notamment parmi les facteurs à surveiller pour réduire les risques d’accident.
Le MTMD a lancé cet appel à la prudence le lundi 31 août, alors que la circulation semble toujours aussi importante sur les nombreux chemins et sentiers accessibles aux véhicules hors route — motoquads, autoquads et motocyclettes tout-terrain — durant la période estivale.
La vitesse et l’expérience, deux facteurs cruciaux
Nathalie Truchon, porte-parole du ministère des Transports et de la Mobilité durable, répète que certaines règles de base doivent être respectées en tout temps.
« La vitesse maximale pour circuler en véhicule tout-terrain (VTT) est de 50 km/h. Il est également recommandé d’adapter sa conduite aux conditions du terrain, à la signalisation en place, et surtout à son niveau d’expérience », précise Mme Truchon.
Le MTMD porte également une attention particulière à la présence croissante de jeunes conducteurs parmi les utilisateurs de VHR. En effet, des règles spécifiques s’appliquent aux personnes mineures.
Selon Mme Truchon, seules les personnes âgées d’au moins 16 ans et détentrices d’un permis de conduire peuvent circuler avec ce type de véhicule sur un sentier, une route ou une terre publique. Le respect de ces règles permet entre autres de s’assurer que les conducteurs disposent des connaissances et des compétences nécessaires pour s’aventurer dans des environnements parfois escarpés.
Une prévention axée sur les comportements à risque
Si la prévention est renforcée par le ministère des Transports et de la Mobilité durable, c’est notamment parce que les accidents liés aux véhicules hors route continuent de faire des victimes chaque année. Les données citées par Nathalie Truchon illustrent l’ampleur du phénomène.
« Chaque année, on compte en moyenne une cinquantaine de décès liés à la conduite d’un véhicule hors route. […] Ces accidents-là sont principalement liés aux excès de vitesse, aux comportements téméraires, à l’inattention et à la consommation d’alcool ou de drogues », explique-t-elle.
L’équipement joue aussi un rôle essentiel dans la prévention. Le port d’un casque certifié est obligatoire, tandis que le MTMD rappelle l’importance de porter un équipement de protection complet, incluant des gants adaptés à la conduite.
Sur un autre plan, le transport de passagers n’est permis que lorsque le véhicule a été conçu ou adapté conformément aux règles en vigueur.
Des milliers de kilomètres de sentiers à travers la province
La prudence est primordiale, d’autant plus que le réseau accessible aux conducteurs de véhicules hors route est vaste. Selon la porte-parole, le Québec compte plus de 30 000 kilomètres de chemins praticables pendant l'été.
À cela s’ajoutent environ 33 000 kilomètres de sentiers aménagés pour les motoneigistes durant l’hiver. Toutefois, une bonne préparation avant chaque déplacement est nécessaire.
Le ministère des Transports et de la Mobilité durable recommande ainsi de consulter les ressources disponibles sur les sites Internet respectifs de la Fédération Québécoise des Clubs Quads et de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec afin de vérifier les parcours accessibles, à l'aide de cartes interactives permettant de planifier ses propres déplacements.




