
La Ville de Matagami mise sur un effet structurant du projet de PMET pour son développement économique

La Ville de Matagami et Ressources PMET (Patriot Battery Metals) ont conclu une lettre d’intention portant sur le transport et le transbordement du concentré de spodumène extrait du gisement Shaakichiuwaanaan, à la Baie-James. L’accord prévoit l’utilisation et l’adaptation de la cour de transbordement municipale pour acheminer le minerai vers les ports et les usines de transformation.
Photo : Ville de Matagami Chemin de fer à l'intérieur de la cour de transbordement Pour la municipalité, l’enjeu économique est considérable au vu des volumes anticipés. Daniel Cliche, directeur général de la Ville et responsable du développement économique, souligne l’importance de cet accord :
« L’entente, prévoit que Ressources PMET va expédier sa marchandise vers ses clients en utilisant la cour de transbordement de Matagami. Donc, c’est un gain majeur parce qu’on parle de plusieurs centaines de milliers de tonnes par année. »
Échéancier et infrastructures
Bien qu’il s’agisse d’un protocole préliminaire, les négociations financières et opérationnelles sont déjà entamées. La signature d’un contrat commercial définitif fixant la tarification des services ainsi que la répartition des investissements d’aménagement, devra précéder la décision finale d’investissement du promoteur minier. Le calendrier de réalisation impose une planification rigoureuse, comme l’explique M. Cliche :
« Cette entente devrait idéalement être conclue au moins vingt-quatre mois avant la mise en production de la mine, puisque les volumes envisagés exigeront des investissements supplémentaires. Bien que la première phase d’augmentation de la capacité de la cour de transbordement vienne tout juste d’être achevée, il est déjà nécessaire d’anticiper une seconde étape et de planifier un nouveau projet d’agrandissement. »
Sur le plan financier, la municipalité adopte une démarche prudente. Concrètement aucune indemnité préalable n’est exigée pour l’instant, afin d’éviter d’exposer les contribuables au risque commercial avant la conclusion d’engagements fermes.
Retombées économiques et opportunités locales
La lettre d’intention ne comporte aucune clause contraignante sur l’embauche locale, un mécanisme jugé trop rigide par la Ville. Le projet vise plutôt à stimuler l’écosystème commercial régional par le biais de retombées directes et indirectes.
La chaîne d’approvisionnement locale devrait solliciter divers secteurs de services, notamment le transport routier, la mécanique industrielle, l’entretien d’équipements et le ravitaillement :
« Notre travail, c’est d’organiser la partie, mais on ne peut pas être sur la patinoire et compter les buts. Il faut s’assurer que l’activité économique se passe à Matagami. Ça donne des opportunités en transport, en carburant, en mécanique, en fourniture de toutes sortes. Ce qui est important, c’est de générer des retombées locales. »
Les modalités définitives du partenariat feront l’objet de négociations poussées au cours des prochains mois, en amont de la confirmation de la décision d’investissement sur le gisement Shaakichiuwaanaan.




