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Baie-James : éviter les feux d’origine humaine pour ne pas aggraver les incendies naturels

Hind Dekkar
 feux de forêts
Publié le 13 octobre 2026 par Hind DekkarPhoto : Pexels


Dans le Nord-du-Québec, l'arrivée de l'automne ne marque pas la fin de la saison des feux de forêt, qui se poursuit officiellement jusqu'en novembre. Alors que les citoyens continuent de fréquenter les milieux boisés pour la chasse, la randonnée ou la fermeture des chalets, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a tenu à rappeler l'importance d'adopter des comportements sécuritaires lors de la Semaine de la prévention des incendies, qui se déroulait du 4 au 10 octobre 2026.

À l’échelle de la province, environ 80 % des incendies sont imputables à l'activité humaine. Un simple mégot jeté au sol, un brûlage résidentiel ou un feu de camp mal éteint peuvent rapidement dégénérer, peu importe le niveau d'alerte.

La foudre, une réalité propre au Nord-du-Québec

La région nordique se distingue toutefois nettement du reste du Québec. Durant l’été 2026, la Baie-James a essuyé de nombreux brasiers causés par la foudre sèche survenue après une sévère période de sécheresse en juin et juillet.

Bien qu’il soit impossible d'empêcher les feux naturels déclenchés par les orages, l’objectif est d’éviter que des erreurs humaines ne viennent surcharger le travail des équipes d’intervention. Avant d'allumer un feu ou d'entreprendre des travaux en forêt, la SOPFEU recommande de consulter son site web ou son application mobile afin de connaître le niveau de danger du secteur.

« Il faut toujours vérifier le danger d’incendie et prendre les mesures en lien avec le niveau évalué pour ce secteur », insiste Mélanie Morin, conseillère à la prévention et aux communications pour la direction régionale de la Jamésie et du Nord-du-Québec.

Des gestes simples pour une responsabilité collective

Jusqu’à la fermeture de la saison, la population est invitée à jeter ses mégots de manière sécuritaire, à privilégier des solutions de rechange aux brûlages domestiques et à surveiller continuellement ses feux de camp jusqu'à leur extinction complète :

« C’est le temps de l’année où on pense qu’il n’y a plus de risques. C’est faux. L’arrivée de l’automne ne signifie pas la fin des risques. »

Enfin, la SOPFEU indique que, pour toute personne qui fréquente le milieu forestier ou recourt à l’usage du feu, la prévention repose d’abord sur une responsabilité individuelle.